Accord sur la loi anti-fast-fashion : "Une étape décisive" pour le prêt-à-porter français
Auf einen Blick
- Un accord a été trouvé entre parlementaires français sur une loi visant à freiner la fast-fashion, interdisant notamment la publicité et instaurant un malus financier.
- La Fédération française du prêt-à-porter salue une "étape décisive" contre des plateformes comme Shein et Temu, tout en regrettant un manque de soutien au "made in France".
KI-generierte Zusammenfassung
Warum es wichtig ist
La Fédération française du prêt-à-porter féminin salue un accord sur une proposition de loi visant à enrayer l'essor de la fast-fashion, après des discussions en commission mixte paritaire.
La Fédération française du prêt-à-porter féminin salue jeudi 18 juin sur franceinfo "une étape décisive dans la lutte contre les plateformes" comme Shein et Temu après l'accord trouvé mercredi soir entre parlementaires sur la proposition de loi destinée à enrayer l'essor de la fast-fashion. Réunis en commission mixte paritaire (CMP), des députés et des sénateurs sont parvenus à s'entendre sur une version du texte, ouvrant la voie à son adoption définitive.
Le texte prévoit l'interdiction de publicité, notamment par des influenceurs, et instaure un malus financier sur ses produits, jusqu'à 50% du prix hors taxe de l'article d'ici 2030, avec un maximum de 10 euros par pièce.
"On doit se féliciter" de cet accord, salue Yann Rivoallan, le président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin, qui décrit une "victoire historique" pour "stopper" les plateformes d'ultra fast-fashion qui détruisent selon lui des milliers d'emplois en France.
On passe malgré tout à côté de la défense du "made in France"
Toutefois, le consensus entre les parlementaires aboutit à une version du texte qui risque d'épargner les entreprises européennes et françaises comme Zara, Kiabi ou H&M. "On passe en effet à côté d'un autre fait qui est comment on défend le made in France et le made in Europe. Ce n'est pas dans le texte, c'était à l'origine de façon beaucoup plus claire. Et là, en voulant absolument viser uniquement les plateformes, on passe à côté de cet objectif", pointe Yann Rivoallan. Mais "on ne peut pas comparer Zara à Shein", nuance-t-il, et "il faut aussi concevoir qu'il peut y avoir plusieurs combats".
"Si on laissait continuer Shein et Tému, on allait tous sombrer."
Yann Rivoallan, le président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin
à franceinfo
Yann Rivoallan attend désormais l'adoption définitive du texte à l'Assemblée et au Sénat. "Il faut être encore extrêmement vigilant. On n'a pas encore les décrets, on n'a pas encore les critères. Le lobby de Shein peut faire capoter le système", estime-t-il. "Il faut continuer à être mobilisé", dit-il, notamment pour faire en sorte que la loi ne s'arrête pas à Shein et Temu mais concerne aussi de nouvelles plateformes de vente comme TikTok Shop.
Worauf zu achten ist
KI-Ausblick — Möglichkeiten, keine Fakten
Adoption définitive du texte à l'Assemblée et au Sénat.
Sehr wahrscheinlich · Innerhalb von Wochen
Le lobby de Shein pourrait tenter de faire capoter le système.
Möglich · Innerhalb von Monaten
Offene Fragen
- Quels seront les décrets d'application ?
- Les critères d'application seront-ils clairs ?
- De nouvelles plateformes seront-elles incluses ?






