Affaire Lyhanna : colère et manifestations malgré l'interdiction
Auf einen Blick
Des militantes féministes ont manifesté leur colère devant le tribunal d'Auch suite à l'affaire Lyhanna, dénonçant les dysfonctionnements de la justice et de la police dans la protection des enfants et des femmes.
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Warum es wichtig ist
Suite à la mort de la jeune Lyhanna, un rapport a révélé de nombreux dysfonctionnements dans la protection des enfants, entraînant des sanctions contre une magistrate et des gendarmes.
Devant les grilles du tribunal d'Auch, elles ont déposé un petit ours en peluche, bâillonné. Des militantes féministes et quelques anonymes se sont retrouvées lundi 22 juin pour partager leur colère, malgré la chaleur accablante et l’interdiction de toutes les manifestations en plein air par le préfet du Gers, dans le contexte de l'affaire Lyhanna.
Le gouvernement a prononcé de premières sanctions contre une magistrate et deux gendarmes, aussitôt qu'ont été rendues publiques les conclusions d'un rapport déclenché par la mort de la jeune Lyhanna, qui fait état de nombreux dysfonctionnements. Jérôme Barella, principal suspect, n'avait jamais été inquiété jusque-là, alors qu'il était notamment visé par une plainte déposée par la mère de Rosa, une enfant de 10 ans qui l'accuse de l'avoir violée "une cinquantaine de fois".
"Ils ont failli à leur travail, qui est de protéger"
"Les sanctions sont déjà en train de tomber et c'est très bien, dit Fabienne. Il faut qu'ils soient punis, c'est évident. Parce qu'ils ont failli à leur travail, leur travail c'est de protéger." Sa grande sœur était Sabine Dumont, retrouvée morte, étranglée, violée à l'âge de 9 ans. C'était il y a presque 40 ans et l'assassin n'est toujours pas identifié. "Des conneries, il y en a depuis toujours. Nous, pour Sabine, c'était en 1987, poursuit Fabienne. On changeait de juge quasiment tous les deux ans. Lyhanna, ce n'est pas une exception. On l'oubliera, et il y en aura d'autres…"
Sauf si on se donne enfin les moyens, tempêtent des militantes du syndicat Solidaire. "Des erreurs humaines, il y aurait moins. Ça suffit ! Notre colère, elle n'est pas par rapport à l'affaire qui s'est passée dans le Gers, mais par rapport à la situation des enfants et des femmes dans notre pays, et du fait que la police et la justice ne les protègent pas assez, complète une autre militante. Ce ne sont pas des fusibles qui vont résoudre un mal de notre société."
"À force d'avoir des affaires exceptionnelles, on commence quand même à bien voir que c'est un système !"
Une militante féministe
à franceinfo
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