Newsgather
BackAlgérie : abstention record aux législatives, le régime s'inquiète
Algérie : abstention record aux législatives, le régime s'inquiète
In Entwicklung
Le Monde1 g öncePolitik1 dk okumaFrance

Algérie : abstention record aux législatives, le régime s'inquiète

Auf einen Blick

  • L'Algérie a connu une abstention record lors des élections législatives du 2 juillet, avec un taux de participation de seulement 21,24 %.
  • Ce désintérêt des électeurs inquiète le régime, malgré la victoire des partis proches du président Tebboune.

KI-generierte Zusammenfassung

Warum es wichtig ist

Les élections législatives en Algérie ont été marquées par une abstention record, soulevant des inquiétudes quant à la légitimité du régime et la substance de l'exercice électoral.

Schriftgröße

Il va falloir s’habituer à ces images de bureaux de vote déserts en Algérie, où patientent des assesseurs esseulés. Une telle désaffection des urnes n’alarme pas seulement les démocrates algériens, qui s’affligent de voir l’exercice électoral vidé de sa substance. Elle est aussi de nature à inquiéter le régime, dont la rhétorique fonctionne plus que jamais à vide. En dépit d’une propagande officielle appelant les électeurs à une « participation massive », le scrutin législatif du jeudi 2 juillet a été marqué par une abstention record dans les annales électorales du pays. Le taux de participation a stagné à 21,24 % (hors diaspora), selon un décompte provisoire rendu public lundi 6 juillet par l’Autorité nationale indépendante des élections. C’est moins que pour l’exercice précédent de juin 2021 (23 %).

Là est le principal enseignement du scrutin, plus que la victoire annoncée des partis proches de la présidence d’Abdelmadjid Tebboune. Le Front de libération nationale (FLN) arrive en tête avec 90 sièges sur 407 tout en perdant huit élus par rapport à 2021. Il est suivi par le Rassemblement national démocratique (RND, 73 sièges) et le Front El Moustakbal (59). La percée de cette dernière formation, la plus récente du trio, qui quadruple son capital de sièges, peut donner l’impression d’un certain renouvellement. Fondée en 2012 dans l’orbite du chef d’Etat d’alors, Abdelaziz Bouteflika (1999-2019), elle n’en demeure pas moins étroitement associée au régime.

Offene Fragen

  • Quelles seront les conséquences de cette abstention sur la stabilité du régime ?
  • Comment le régime compte-t-il regagner la confiance des électeurs ?

Verwandte Themen

This article was originally published by Le Monde.

Ähnliche Meldungen

Mehr zu diesem Themaélections législatives