Arlette Testyler, survivante de la Shoah et militante infatigable, est décédée
Auf einen Blick
- Arlette Testyler, survivante de la Shoah, est décédée à Paris à 93 ans.
- Connue pour son combat pour la mémoire, elle a lutté jusqu'en 2025 pour honorer ses sauveurs, les époux Philippeau, et a partagé son histoire de double naissance : une à Paris en 1933 et une autre à Vendôme en 1942.
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Warum es wichtig ist
Arlette Testyler, survivante de la Shoah, a mené une vie de combats pour la mémoire, notamment pour honorer ceux qui l'ont sauvée pendant l'Occupation.
La vie d’Arlette Testyler, morte vendredi 12 juin à Paris à l’âge de 93 ans, fut une vie de combats.
En 2025 encore, la vieille dame s’était battue pour que la municipalité de Vendôme (Loir-et-Cher) célèbre comme il se doit la mémoire des époux Philippeau, honorés par Israël pour avoir caché la petite fille qu’elle avait été et sa sœur aînée Madeleine sous l’Occupation.
Le maire, effrayé par le contexte géopolitique international, avait voulu repousser la cérémonie. Arlette Testyler s’était violemment indignée. L’hommage officiel avait été finalement rendu.
Elle disait souvent qu’elle était née deux fois. Une première à Paris dans le 12e arrondissement, en 1933, « l’année de l’arrivée au pouvoir d’Hitler ».
Puis, neuf ans plus tard, à Vendôme.
Ses parents étaient des juifs polonais. Son père, Abraham Reiman, arrive le premier en France, à la fin des années 1920, travaille dur avant que son épouse le rejoigne et que leurs filles naissent à Paris.
En 1939, il s’engage dans l’armée française. En mai 1941, il est pris dans la rafle dite « du billet vert ».
Convoqué au commissariat pour une vérification d’identité, il est arrêté, interné au camp de Pithiviers (Loiret) avant d’être déporté et assassiné à Auschwitz.
« J’aimais tellement mon papa », ne cessait-elle de dire.
Offene Fragen
- Quelles étaient les raisons précises de la peur du maire de Vendôme ?
- Comment la communauté a-t-elle réagi à l'indignation d'Arlette Testyler ?




