Compléments alimentaires : la CLCV dénonce un marché "aux allures de Far West"
Auf einen Blick
- L'association CLCV dénonce le marché des compléments alimentaires, le qualifiant de "Far West" en raison de promesses santé floues et de contrôles insuffisants.
- Elle appelle à un renforcement réglementaire, notamment sur les allégations et les sanctions.
KI-generierte Zusammenfassung
Warum es wichtig ist
L'association CLCV dénonce un marché des compléments alimentaires jugé peu encadré, avec des allégations de santé floues et des contrôles insuffisants, appelant à un renforcement du cadre réglementaire.
L'Association nationale de défense des consommateurs et usagers CLCV dénonce mardi 7 juillet dans un communiqué un marché du secteur des compléments alimentaires "aux allures de Far West" à l’occasion de la publication d’une enquête portant sur 40 produits destiné au stress, à l’immunité, au métabolisme et à la santé féminine. L'association appelle à un renforcement du cadre réglementaire. Elle demande notamment la suppression des "zones grises" concernant les allégations de santé, "un renforcement des contrôles et des sanctions contre les pratiques trompeuses", ainsi qu’une distinction plus stricte entre compléments alimentaires et médicaments.
Selon cette étude, les lacunes persistantes de la réglementation européenne favorisent la diffusion de promesses santé floues, en particulier pour les produits à base de plantes. Plus de dix ans après l’entrée en vigueur du cadre européen sur les allégations nutritionnelles et de santé, "plusieurs milliers d’allégations demeurent en attente d’évaluation définitive", souligne la CLCV. Des mentions telles que "favorise le bien-être émotionnel" ou "humeur positive" sont couramment utilisées, selon la CLCV tandis que certains acteurs emploient des formulations à connotation thérapeutique, "brouillant la frontière entre complément alimentaire et médicament", dénonce-t-elle.
"Ni seuils d’efficacité, ni seuils de sécurité clairement établis"
L’association pointe également une information jugée "peu lisible" pour les consommateurs. "La coexistence d’allégations autorisées, d’allégations en attente et de messages marketing rend difficile l’évaluation des bénéfices réels des produits", explique la CLCV. Certaines communications reprennent les codes du secteur médical, susceptibles d’induire en erreur les consommateurs. Autre source d’inquiétude : l’insuffisance d’informations relatives aux risques. La CLCV regrette l’absence d’obligation d’afficher clairement les précautions d’usage ou les recommandations scientifiques, notamment pour certaines plantes pouvant présenter des effets indésirables ou des interactions médicamenteuses.
L’enquête met aussi en lumière des risques de surdosage liés à l’absence d’encadrement harmonisé des concentrations. "Pour de nombreuses substances, il n’existe ni seuils d’efficacité, ni seuils de sécurité clairement établis", relève l’association, évoquant des produits contenant des doses élevées de vitamines, minéraux ou extraits végétaux. La CLCV demande donc aux autorités françaises et à la Commission européenne de fixer des doses maximales journalières pour les vitamines, minéraux et substances à visée nutritionnelle ou physiologique, ainsi qu’à harmoniser les seuils de sécurité au niveau européen. L’association plaide également pour l’obligation d’avertissements sanitaires clairs, fondés sur les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), incluant les risques d’interactions et l’incitation à consulter un professionnel de santé.
Worauf zu achten ist
KI-Ausblick — Möglichkeiten, keine Fakten
Renforcement du cadre réglementaire européen et français sur les compléments alimentaires.
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Offene Fragen
- Quand les autorités renforceront-elles la réglementation ?
- Quelles sanctions seront appliquées aux pratiques trompeuses ?





