Conditions difficiles pour le brevet en France face à la chaleur
Auf einen Blick
- Des collégiens français ont passé l'épreuve du brevet dans des conditions de chaleur extrêmes, avec des températures atteignant 35°C dans certains établissements.
- Malgré les efforts des organisateurs, de nombreux élèves ont souffert, soulignant l'inadaptation des infrastructures.
- Le gouvernement a annoncé 130 millions d'euros pour rafraîchir les collèges.
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Pour démarrer le brevet avec l'épreuve de Français dans la matinée du vendredi 26 juin, des collégiens de l'établissement Miriam Makeba à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) sont arrivés armés contre la chaleur. "J'ai prévu une gourde fraîche avec des glaçons", glisse une jeune femme. "J'ai des ventilateurs pour me rafraîchir pendant l'épreuve", confie une autre. Les organisateurs, eux aussi, ont tout prévu : un petit déjeuner avec fruits frais, de l'eau à volonté et dans les salles, des ventilateurs. Mais à la sortie, pourtant, ce n'était pas suffisant pour certains candidats. "Les ventilateurs qu'ils nous ont mis à disposition, ça changeait rien du tout. J'allais faire un malaise. J'avais mal au ventre, à cause du stress", raconte un groupe d'amis.
Ailleurs en France, les conditions d'examen sont encore plus difficiles. Dans un collège de Normandie, les élèves ont composé dans les couloirs près des fenêtres ouvertes. D'autres, dans la cour de récréation. Dans certaines salles, il faisait trop chaud : presque 32 degrés à certains endroits, et même 35 relevés dans un établissement de Blois (Loir-et-Cher).
De nombreux collèges inadaptés
À Chennevières-sur-Marne (Val-de-Marne), en région parisienne, le collège Molière récemment rénové mais non climatisé a accueilli des élèves dans des conditions plus supportables. "Le collège est bien isolé, donc la chaleur, nous n'avons pas vraiment eu chaud, et on était au rez-de-chaussée", confie une élève. "Il faisait un peu chaud mais ils ouvraient les fenêtres, donc aussi ça pouvait aller", abonde un autre.
Christian Sauttreau, du syndicat SUD Éducation 94, pointe du doigt l'inadaptation de beaucoup de collèges : "Il y a des petits ventilateurs (...) électriques, chacun prend sa bouteille d'eau, des pschitts. Mais donc il n'y a rien qui soit vraiment pensé de manière à sécuriser la santé des élèves", déplore-t-il. Dans la matinée, le gouvernement annonçait plus de 130 millions d'euros pour rafraîchir en urgence les établissements les plus sensibles.




