Crise migratoire à Ceuta : accusations ukrainiennes de propagande russe
Kiev accuse Moscou d'alimenter une campagne de désinformation sur les réseaux sociaux, tandis que Bruxelles appelle à la prudence.
Auf einen Blick
- Après l'arrivée massive de migrants à Ceuta, le chef de la diplomatie ukrainienne Andrii Sybiha accuse la Russie de propager des contenus anti-immigration.
- La Commission européenne juge cependant prématuré d'établir un lien direct.
KI-generierte Zusammenfassung
Warum es wichtig ist
Arrivée massive de migrants à Ceuta suivie d'une prolifération de contenus sur les réseaux sociaux.
Après l’arrivée massive de migrants marocains à Ceuta, enclave espagnole située sur le continent africain, des milliers de photos et de vidéos de la crise ont déferlé sur les réseaux sociaux. Les images de cette marée humaine aux portes de l’Europe ont fait le tour du monde. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, n’a pas tardé à accuser la Russie d’avoir alimenté ce flux de contenus afin d’attiser la haine anti-immigration en Europe.
Dans une publication X, Andrii Sybiha, a affirmé que ses services avaient détecté «une campagne de propagande russe intensive», dans une volonté de «déstabilisation». Selon les données qu’il présente, 1500 publications auraient été identifiées comme émanant d’un réseau pro-russe. À l’origine de la diffusion, se trouveraient les médias pro-Kremlin, RT et Pravda («La vérité» en russe).
La Russie a-t-elle cherché à amplifier la crise sur les réseaux sociaux pour des raisons idéologiques ? Pour la première fois, un responsable européen de premier plan, le commissaire à la migration, Magnus Brunner, a réagi à ces rumeurs. Après la réunion d’urgence organisée entre les ministres de l’intérieur de l’UE ce mardi, il a affirmé qu’il «était trop tôt pour lier la désinformation sur Ceuta à la Russie».
Offene Fragen
- L'UE confirmera-t-elle l'implication russe après enquête ?
- Quelles mesures seront prises face à la désinformation ?



