Des volontaires de la Croix-Rouge accompagnent les morts d'Ebola en RDC
Auf einen Blick
- En RDC, des volontaires de la Croix-Rouge assurent des enterrements "dignes et sécurisés" pour les victimes d'Ebola, malgré la difficulté de la tâche.
- Ils désinfectent les corps et les placent dans des cercueils scellés pour limiter la propagation du virus.
KI-generierte Zusammenfassung
Warum es wichtig ist
L'épidémie du virus Ebola a été déclarée le 15 mai dans l'est de la République démocratique du Congo. La Croix-Rouge y accompagne les morts d'Ebola.
Le cœur de leur mission est de sauver des vies, mais, depuis la déclaration officielle de l’épidémie à virus Ebola, le 15 mai, leur quotidien est d’accompagner les morts.
Au siège de la Croix-Rouge à Bunia, ville de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) parmi les plus touchées par la maladie, une dizaine de volontaires chargent les véhicules de pastilles de chlore, de pulvérisateurs et d’équipements de protection individuels. De quoi assurer des enterrements dits « dignes et sécurisés » aux morts d’Ebola.
Cette procédure est préconisée par le gouvernement congolais pour empêcher la contamination par le contact avec les défunts. Les corps sont d’abord aspergés d’une solution chlorée avant d’être placés dans des sacs mortuaires, eux-mêmes désinfectés. Puis les dépouilles sont déposées dans des cercueils, scellés par la Croix-Rouge en présence des familles.
« C’est dur, mais on n’a pas le choix. Si on ne fait pas ce travail, la communauté va trinquer. On donne le maximum pour essayer de limiter la propagation de l’épidémie », explique Luc Vahamwiti, volontaire pour la Croix-Rouge depuis 2005. A combien d’enterrements sécurisés a-t-il participé ? Le Congolais de 30 ans, réalisateur de vidéos pour des artistes locaux, ne « peut pas compter ». « Peut-être trois ou quatre par jour », estime-t-il.
Selon les chiffres donnés par le gouvernement et que plusieurs ONG estiment largement sous-estimés, 360 personnes sont mortes d’Ebola, pour 1 274 cas confirmés à la date du 27 juin.
Offene Fragen
- Le bilan de 360 morts est-il sous-estimé ?
- Quelles sont les mesures de prévention au-delà des enterrements ?
- Comment la communauté réagit-elle à ces enterrements ?



