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France: Emergency room wait times have significantly increased over the past decade
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20 Minutes01.06.2026Gesundheit3 dk okumaFrance

France: Emergency room wait times have significantly increased over the past decade

Auf einen Blick

  • A new report from France's Drees reveals alarming increases in emergency room wait times.
  • In 2023, half of patients waited over 3h10 for full care, a nearly one-hour increase from 2013.
  • This affects all cases, from minor injuries to severe conditions.

KI-generierte Zusammenfassung

Warum es wichtig ist

Wait times in French emergency rooms have significantly increased over the past decade. A report by Drees analyzed patient journeys and found that the time spent in emergency services has grown substantially, regardless of the severity of the case.

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Armez-vous de patience. Si vous devez vous rendre aux urgences aujourd’hui, vous risquez d’y passer beaucoup plus de temps qu’il y a dix ans. C’est le constat alarmant dressé par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees).

Dans deux études publiées ce mardi 2 juin 2026, l’organisme public a analysé le parcours des patients à travers toute la France. Résultat : peu importe la gravité de votre état ou le soin prodigué, la montre tourne de plus en plus vite, et l’attente s’allonge de manière spectaculaire dans des services hospitaliers au bord de l’asphyxie.

En 2023, lors d’une journée à l’activité moyenne, la moitié des patients ont passé plus de 3h10 dans les services d’urgences pour une prise en charge complète. En 2013, cette durée n’était que de 2h15. Soit près d’une heure de perdue en une décennie.

Pour obtenir ces résultats, la Drees a mené une enquête d’envergure nationale sur 24 heures en collaboration avec les professionnels de santé, offrant une photographie précise de la réalité du terrain, à dix ans d’intervalle de la précédente édition.

Une attente plus longue pour tous, sans exception

L’étude de la Drees met en lumière que cet engorgement n’est pas réservé aux cas complexes : il touche l’ensemble des circuits de soin, du simple bobo à l’hospitalisation lourde. Le constat est sans appel, le temps passe moins vite à l’hôpital :

Pour une consultation simple : C’est-à-dire un parcours court, sans examen technique ni soin particulier, et sans hospitalisation à la sortie. Cela concerne près d’un patient sur cinq. Comptez désormais 1h35 en moyenne pour la moitié d’entre eux, soit 20 minutes de plus qu’en 2013.

Pour un parcours avec examens : Pour un patient sur trois, la prise en charge nécessite un recours au plateau technique (radiographie, scanner, analyses biologiques). Ici, la facture temporelle grimpe en flèche et atteint 3h55 minimum pour la moitié des patients, soit une hausse d’1h15 en dix ans.

Pour les cas les plus graves (admissions en unité de courte durée) : Environ 9 % des patients sont admis en Unité d’hospitalisation de courte durée (UHCD) pour de la surveillance ou en attendant un lit. La moitié d’entre eux y passent plus de 17h30, soit une augmentation de 2h40.

Pour les patients hospitalisés dans un autre service à la sortie : La durée totale de passage dépasse désormais les 6h30 pour la moitié d’entre eux, soit 1h45 de plus qu’il y a dix ans.

L’enfer de la « recherche de lit » et des pics d’affluence

Pourquoi une telle dégradation ? La Drees a décortiqué minutieusement chaque étape qui jalonne le parcours d’un patient, de l’enregistrement administratif à la sortie effective. Si le « tri » initial - l’évaluation par l’infirmier pour prioriser les urgences selon la gravité de l’état du patient - reste globalement rapide (moins de 8 minutes pour la moitié des arrivants), c’est immédiatement après que la machine grippe.

Entre ce tri et le début effectif de la prise en charge médico-soignante, la moitié des patients attendent moins de 16 minutes, mais un sur dix doit patienter plus de deux heures. Au total, entre le moment où vous donnez votre carte Vitale et le premier soin, plus de 2h30 s’écoulent pour les 10 % de patients les moins lotis. Ce démarrage des soins est particulièrement ralenti pour les personnes qui débarquent en début d’après-midi, au moment où les services subissent les pics journaliers de fréquentation, ainsi que dans les points d’accueil à forte affluence.

Offene Fragen

  • What specific factors are contributing most to the increased wait times?
  • Are there regional disparities in the increase of wait times?
  • What measures are being considered or implemented to address this issue?
  • What is the impact of these longer wait times on patient outcomes and healthcare costs?

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This article was originally published by 20 Minutes.

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