Eilmeldung
ESEl Barça hace oficial el fichaje de Karim AdeyemiESMadrid solicita al Estado el control de la emergencia por tres incendios forestales simultáneosESBomberos de la Generalitat trabajan en la extinción de un incendio agrícola en Alguaire, LleidaESInterrupción del servicio de trenes AVE Madrid-Barcelona por incendio cerca de las víasESLa Caleta, un restaurante familiar con 71 años de historia, obligado a cerrar por CostasESPaíses Bajos prohíbe la importación de productos de asentamientos israelíes ilegalesESEl Congreso convalida un decreto anticrisis con retirada progresiva de ayudas a carburantesESEl Barça ficha al pívot polaco Olek Balcerowski hasta 2028ESConcierto homenaje a Rosalía en Córdoba cancelado tras polémica por publicación sobre MundialESEl Congreso aprueba decreto de medidas económicas por la guerra en Oriente MedioESEl Barça hace oficial el fichaje de Karim AdeyemiESMadrid solicita al Estado el control de la emergencia por tres incendios forestales simultáneosESBomberos de la Generalitat trabajan en la extinción de un incendio agrícola en Alguaire, LleidaESInterrupción del servicio de trenes AVE Madrid-Barcelona por incendio cerca de las víasESLa Caleta, un restaurante familiar con 71 años de historia, obligado a cerrar por CostasESPaíses Bajos prohíbe la importación de productos de asentamientos israelíes ilegalesESEl Congreso convalida un decreto anticrisis con retirada progresiva de ayudas a carburantesESEl Barça ficha al pívot polaco Olek Balcerowski hasta 2028ESConcierto homenaje a Rosalía en Córdoba cancelado tras polémica por publicación sobre MundialESEl Congreso aprueba decreto de medidas económicas por la guerra en Oriente Medio
Newsgather
ZurückHomme jugé pour avoir fait de son ex-compagne son esclave pendant sept ans
Homme jugé pour avoir fait de son ex-compagne son esclave pendant sept ans
Dringend
France Info18.5.2026Crime3 Min. LesezeitFrance

Homme jugé pour avoir fait de son ex-compagne son esclave pendant sept ans

Auf einen Blick

  • Un homme de 51 ans est jugé pour avoir soumis son ex-compagne à des sévices extrêmes pendant sept ans, incluant des violences physiques, psychologiques et sexuelles, et l'avoir prostituée.
  • La victime, Laëtitia, témoigne pour briser le silence et aider d'autres femmes.

KI-generierte Zusammenfassung

Schriftgröße

L'affaire rappelle, par certains aspects, celle des viols subis par Gisèle Pélicot. Un homme de 51 ans est jugé durant une semaine, à partir de lundi 18 mai, devant la Cour d'Assises des Alpes-de-Haute-Provence, à Digne-les-Bains, pour des sévices sur son ex-compagne, à Manosque. Guillaume B. est soupçonné d'avoir livré sa compagne à des dizaines d'hommes et fait d'elle son esclave pendant sept ans.

À lire aussi

Laëtitia, une femme "brisée", redoute de se retrouver face à son ex-conjoint. Mais elle compte se montrer "forte", pour raconter ces sept années de coups, de menaces, de pratiques sexuelles extrêmes. "Son but était de m'humilier", témoignait-elle en janvier dernier, sur franceinfo.

"Les animaux, on les traite mieux que ça"

Devant les jurés, cette femme de 42 ans entend ainsi décrire l'emprise, les violences, les pratiques sexuelles extrêmes, qu'il lui imposait. "Il me traitait comme une chose, comme un objet, je ne dirais même pas comme un animal parce que les animaux, on les traite mieux que ça", racontait-elle à notre micro.

"Il me disait que j'étais une chienne, une poubelle... Pendant des semaines, il m'a fait boire mon urine tous les matins. Il m'interdisait de dormir ou très peu. Il a tout fait pour que je perde pied", nous a-t-elle aussi confié. "Les premières fois où je lui ai dit, 'Si je ne fais pas ce que tu veux, qu'est-ce qui va se passer ?' Il m'a dit clairement : 'Je vais te tuer'", racontait Laëtitia. Elle décrit également "des coups de poing, des coups de planche à découper, jusqu'au sang". Une emprise qui "a pris sur toutes les parts de ma vie. Du matin au soir. Même aller aux toilettes, j'étais obligée de demander".

L'homme l'a aussi prostituée, livrée à des "centaines d'hommes" selon elle, malgré son opposition. "En fait, le consentement ne se posait même pas : je n'avais pas le droit de dire ce que je ressentais", explique la jeune femme, qui en garde aujourd'hui de lourdes séquelles. "Clairement, je suis incontinente, handicapée. J'ai un appareil, si non je devrais porter des couches. C'est très dur de dire ça, à 42 ans", confie-t-elle dans un sanglot.

"Si ça peut aider ne serait-ce qu'une femme..."

Désormais, Laëtitia "veut sortir du silence et être entendue dans un procès avec du public". "Je veux me prouver aussi à moi-même qu'il ne faut pas que j'aie honte. Et aussi, je me dis que si ça peut aider ne serait-ce qu'une femme à se dire : "il ne faut pas perdre espoir'", veut croire la mère de famille. Les filles de Laëtitia seront avec elle au procès, elles aussi vont témoigner.

"Je ne vais pas demander le huis clos. Il m'a beaucoup tenue avec la honte, pendant sept ans. J'ai besoin, pour mes enfants, pour moi, d'aller au bout de mon combat."

Laëtitia

à franceinfo

L'accusé, seul dans le box

Au cours de la procédure, l'accusé a toujours nié. Il affirme que Laëtitia "aimait" être humiliée, qu'elle était d'accord pour se prostituer. L'ancien directeur d'agence bancaire sera seul dans le box pour être jugé. Les autres ne sont pas poursuivis. "Ils ne sont pas là parce que ça aurait été très compliqué, probablement impossible, de les identifier, de les retrouver", précise l'avocat de Laëtitia, Philippe-Henry Honegger.

Également, cela "aurait été compliqué judiciairement de faire la part des choses entre ceux qui auraient pu ou qui auraient dû savoir ce qu'il se passait et d'autres, qui peut-être, n'avaient pas forcément de raison de comprendre", poursuit l'avocat. "Et puis surtout, parce que pour Laëtitia, l'unique origine de ce qu'elle a vécu, c'est celui qui est dans le box. Les autres, ça reste finalement assez secondaire".

L'accusé encourt la prison à perpétuité pour viols aggravés, actes de torture et de barbarie et proxénétisme aggravé.

Verwandte Themen

This article was originally published by France Info.

Ähnliche Meldungen

Crèche clandestine découverte à Yerres : le scandale relance le débat sur les contrôles
In Entwicklung·vor 3 Stunden

Crèche clandestine découverte à Yerres : le scandale relance le débat sur les contrôles

À Yerres (Essonne), une crèche clandestine a été découverte le 16 juillet, où douze enfants étaient cachés dans une voiture pour échapper à un contrôle PMI. Ce scandale met en lumière l'illégalité de l'activité des assistantes maternelles et relance le débat sur la fréquence et les moyens des contrôles des structures d'accueil de la petite enfance en France.

20 Minutes
3 Min. Lesezeit
Mehr zu diesem Themaprocès