Honduran man under deportation order killed in home country after asylum denial
Auf einen Blick
- Ruben Torres, a 37-year-old Honduran facing deportation from France, was found dead in his home country on March 10th after his asylum request was denied.
- His lawyer stated Torres feared returning due to gang threats.
KI-generierte Zusammenfassung
Ruben Torres, un Hondurien de 37 ans sous OQTF en France, a été tué dans son pays le 10 mars dernier, après le rejet de sa demande d'asile, a appris mercredi 20 mai la rédaction internationale de Radio France auprès de l'avocat de Ruben Torres, Pierre-Antoine Cazau.
Le trentenaire était venu en Gironde pour échapper à la violence des gangs dans son pays. Sa demande d'asile a été refusée il y a un an, en juin 2025. Sous le coup d'une OQTF (obligation de quitter le territoire français), Ruben Torres a quitté Bordeaux en février dernier pour rentrer au Honduras. Le 10 mars, il a été retrouvé mort au fond d'un ravin. Une enquête a été ouverte dans son pays pour déterminer les raisons exactes de sa mort.
Menacé au Honduras par un gang
Selon Pierre-Antoine Cazau à ICI Gironde, son client était venu en France "pour fuir des représailles par rapport à la dénonciation que son frère avait faite d'un membre de gang". Ce dernier "avait menacé Ruben d'un pistolet dans la bouche en lui disant que, s'il le recroisait, il le tuerait". C'est alors que le Hondurien rejoint son frère à Bordeaux en 2024 et dépose une demande d'asile, finalement rejetée par la justice, faute de preuve.
Contacté par la rédaction international de Radio France, son avocat bordelais confirme que son client "avait peur de repartir au Honduras", mais que "sans doute poussé par le désespoir de vivre sous une OQTF" avec "l'impossibilité de travailler et la peur d'être arrêté par la police", le désespoir a fini par être "plus fort que sa peur".
"On ne l'a pas protégé"
Pour l'ASTI Bordeaux, association où Ruben Torres a pris des cours de français pendant plusieurs mois, c'est du "gâchis". Serge Milhé, professeur bénévole, assure que Ruben Torres "avait un bon niveau de français, de la famille à Bordeaux, un niveau culturel très important... Ça n'excuse pas, mais ça montre son niveau d'intégration. On ne l'a pas protégé".
Contacté par ICI Gironde, la préfète de la région Nouvelle-Aquitaine, Sophie Brocas, qui vient de prendre ses fonctions, admet que Ruben Torres n'a pas réussi à convaincre l'administration française.
"L'Office français pour la protection des réfugiés n'a pas donné suite à sa demande considérant qu'il n'y avait pas assez de preuve dans son récit."
Sophie Brocas, préfète de la région Nouvelle-Aquitaine
à ICI Gironde






