IA dans la fonction publique : le gouvernement dévoile son plan pour une IA "utile, humaine et souveraine"
Auf einen Blick
- Le gouvernement français lance un plan pour intégrer l'IA dans la fonction publique, visant une utilisation "utile, humaine et souveraine".
- Le plan inclut la généralisation d'un assistant IA, l'extension d'un service de transcription, et l'utilisation d'un outil de traduction, tout en ouvrant une négociation sociale pour encadrer son déploiement.
KI-generierte Zusammenfassung
Warum es wichtig ist
L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a alerté sur les risques de ne pas adopter l'IA, tandis que le ministre David Amiel a présenté un plan pour une IA utile, humaine et souveraine dans la fonction publique.
Face à la vague de l’intelligence artificielle, le temps de l’attentisme est révolu pour les administrations. Le principal risque, pour elles, n’est plus d’adopter l’IA, mais bien de rester à l’écart de cette révolution technologique, alertait en effet l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans un rapport publié en septembre 2025. Une analyse partagée un mois plus tard par David Amiel, à son arrivée au ministère de la fonction publique. « Soit on boit la tasse, soit on surfe sur la vague », avait alors lancé celui qui est devenu ministre de l’action et des comptes publics et qui a présenté, mardi 16 juin, son « plan pour une IA utile, humaine et souveraine pour les agents et l’efficacité de l’action publique ».
Dévoilé à la veille de l’ouverture du salon Vivatech, ce plan prévoit notamment la généralisation à l’ensemble de la fonction publique d’Etat de l’« assistant IA », un agent conversationnel qui était expérimenté depuis 2025 auprès de 10 000 agents volontaires. Développé par la direction interministérielle du numérique, ce chatbot de l’administration s’appuie sur les modèles de la société française Mistral AI, tandis que les données sont hébergées par Outscale, la division cloud de Dassault Systèmes. Après un investissement de 300 000 euros pour sa phase pilote, la généralisation de cet outil coûtera 700 000 euros environ.
A cela s’ajoute l’extension à tous les agents de l’Etat de « Transcripts », un service de transcription automatisé par IA, dans l’objectif, toujours, d’alléger les tâches administratives. Selon l’administration, ces agents consacreraient quatre heures en moyenne par semaine à rédiger des comptes rendus de rendez-vous, de réunions ou d’auditions. Lancé par le quai d’Orsay, l’outil de traduction « DiploIA » pourra également être utilisé par l’ensemble des ministères.
Une « négociation sociale » va aussi s’ouvrir pour encadrer le déploiement et l’usage de l’IA dans la fonction publique. « Le danger est d’avoir une IA clandestine qui se déploie », avait d’ailleurs alerté David Amiel début avril. Une étude menée auprès de 2 000 agents de l’Etat avait alors révélé que plus de la moitié des répondants déclaraient utiliser une « IA hors cadre », c’est-à-dire des solutions externes à celles développées par l’administration, comme ChatGPT. Objectif affiché par l’exécutif : aboutir d’ici à l’automne à un « accord-cadre » avec les syndicats et employeurs publics. La première réunion de négociation aura lieu ce jeudi 18 juin.
Worauf zu achten ist
KI-Ausblick — Möglichkeiten, keine Fakten
Un accord-cadre sur l'IA dans la fonction publique sera conclu d'ici l'automne.
Wahrscheinlich · Innerhalb von Monaten
Offene Fragen
- Quel sera le contenu exact de l'accord-cadre avec les syndicats ?
- Comment sera assurée la formation des agents aux nouveaux outils IA ?






