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BackJO 2030 : Lyon récupère le pôle de glace olympique au détriment de Nice
JO 2030 : Lyon récupère le pôle de glace olympique au détriment de Nice
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France Info20.06.2026Sport7 dk okumaFrance

JO 2030 : Lyon récupère le pôle de glace olympique au détriment de Nice

Auf einen Blick

  • Initialement prévu à Nice pour les JO 2030, le pôle de glace olympique (hockey, patinage, short-track, curling) a été attribué à Lyon suite à un changement politique dans la ville niçoise.
  • Le nouveau maire de Nice, Eric Ciotti, a refusé l'utilisation du stade Allianz Riviera pour le hockey masculin, entraînant le transfert de l'ensemble du pôle vers Lyon.

KI-generierte Zusammenfassung

Warum es wichtig ist

Le projet initial des JO 2030 prévoyait un pôle de glace majeur à Nice. Suite à un changement politique local, la ville de Lyon a été désignée comme nouveau centre pour ces épreuves.

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Nice, le grand site de glace. On ne pouvait pas rêver mieux." En novembre 2023, Christian Estrosi, alors maire de Nice, se réjouissait du futur projet olympique, dont sa ville occuperait un rôle central, en y accueillant le pôle glace, comprenant le hockey sur glace, le patinage artistique, le short-track et le curling. Le projet initial prévoyait aussi d'y installer le village des athlètes, le centre des médias et la cérémonie de clôture. Mais le changement de maire, en mars 2026, et l'arrivée d'Eric Ciotti ont tout bouleversé. Trois mois plus tard, la ville de Lyon est devenue le nouveau centre névralgique de ces Jeux, en récupérant le pôle de glace olympique, décision officialisée vendredi 19 juin, après le Conseil d'administration du Comité d'organisation (Cojop).

Alpes 2030 avait tablé sur une carte des sites de compétitions comparable au modèle de Milan-Cortina en 2026, avec un éclatement sur plusieurs régions. Une décision italienne qui avait abouti à "des complexités supplémentaires", avait reconnu la présidente du Comité international olympique (CIO), Kirsty Coventry, en janvier 2026. Mais le Cojop n'avait pas imaginé, au départ, que Lyon, et même Paris, pourraient s'intégrer au dispositif.

Un changement politique qui fait tout basculer

Le point de bascule est intervenu le 22 mars dernier. Lors des résultats des élections municipales, le maire sortant de Nice, Christian Estrosi, est battu par Eric Ciotti. Un résultat loin d'être anodin, notamment sur la question olympique. Dès la victoire de l'ancien cadre des Républicains, désormais patron de l'Union des droites pour la République (UDR), le sujet de l'accueil du tournoi de hockey sur glace masculin est remis en question. Si Eric Ciotti a toujours assuré vouloir accueillir les JO à Nice, il refuse toutefois le projet actuel, et plus précisément l'utilisation du stade de football de l'Allianz Riviera pour y accueillir le tournoi de hockey sur glace masculin. Pour le nouveau maire de Nice, il est impensable que l'OGC Nice, club de la ville évoluant en Ligue 1, soit privé de son stade pendant plusieurs mois, un temps incompressible et nécessaire pour installer la patinoire.

"Je n'ai pas été surpris, mais déçu par cette décision, regrette Luc Tardif, président de la Fédération internationale de hockey sur glace. Eric Ciotti avait annoncé la couleur dès la campagne. La difficulté a été que l'on n'avait pas de plan B et je ne voulais pas dissocier le hockey masculin et féminin pour des raisons de souplesse de calendrier, d'organisation, et de compétition en elle-même. J'ai assez vite compris qu'il y avait une solution à Nice pour les femmes, mais pas pour les hommes."

"Nous avions rêvé de cette organisation dans le stade à Nice, de produire cette compétition dans un lieu assez audacieux avec près de 18 000 spectateurs. C'était une prouesse technique."

Luc Tardif, président de la Fédération internationale de hockey sur glace

à franceinfo: sport

Le nouvel édile, qui dénonce un "projet trop cher et mal pensé" propose alors une solution de repli : il souhaite voir la nouvelle patinoire, construite pour l'occasion, et le village olympique dans des sites plus centraux, la première au Palais des expositions – qui a accueilli des championnats du monde de patinage artistique – et le second sur le site d’une caserne bientôt fermée. "La conclusion des experts est que cela est du niveau d'un championnat du monde junior. Ce plan n'est pas adapté et ne correspond pas au niveau d'exigence demandé pour les Jeux olympiques", avait alors taclé, auprès de franceinfo: sport, le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Renaud Muselier, au lendemain des municipales.

"Un travail de titans"

"On ne peut pas, du jour au lendemain, déclarer des équipements en mesure de recevoir ce type d'événements. Il faut des équipements qui tiennent la route, pour recevoir sur l'ensemble du tournoi entre 600 et 700 000 spectateurs et 24 équipes de haut niveau", rappelle Luc Tardif. À trois mois de révéler la carte définitive des sites de compétition, le compte à rebours est lancé dans un climat tendu, puisque le Cojop a enregistré quatre démissions en quelques mois : celle de la directrice des opérations, avant celui de la communication, du président du Comité des rémunérations et enfin du directeur général, Cyril Linette.

Le Cojop étudie ainsi des plans B à Nice, qui ne s'avèrent pas satisfaisants. Alors, la recherche s'étend à Paris et Lyon, qui disposent des infrastructures opérationnelles. "Ce fut un travail de titans pour trouver un nouveau site qui coche tous les critères", nous confie-t-on au sein du Cojop. Si Nice rechigne à aller plus loin, la solution est en revanche du pain béni pour ces deux autres villes, très motivées. "Bien avant les élections municipales et ses résultats à Nice, nous étions intéressés par accueillir ces épreuves olympiques, notamment celles de hockey sur glace, affirme auprès de franceinfo: sport Alexandre Aulas, président et directeur général de ThrillStage, la société d'exploitation de la LDLC Arena à Lyon. Depuis deux ans, nous avions la sensation que des difficultés techniques et opérationnelles pouvaient se présenter sur le pôle niçois, sans pour autant vouloir by-passer Nice. Nous étions prêts quand le Cojop nous a sollicités au sujet des épreuves de hockey."

Lyon et Paris ont joué leur carte

Lyon liste ses arguments : la LDLC Arena est une salle "déjà opérationnelle", dont les équipes ont un "savoir-faire" pour accueillir ce genre d'événements. Conjointement avec Paris, Lyon accueillera d'ailleurs les championnats du monde de hockey sur glace en 2028, dont une trentaine de matchs sur son territoire. Clamant disposer d'"une des salles les plus vertueuses d'Europe en termes d'écologie", Alexandre Aulas pointe encore la "cohérence territoriale" du projet des Alpes françaises, avec un site "idéalement placé, qui permet de rejoindre très facilement les Alpes et l'ensemble des autres sites potentiels olympiques". Pour la patinoire secondaire, nécessaire pour accueillir l'ensemble des matchs masculins et féminins, "Lyon et sa métropole se sont positionnées pour répondre au cahier des charges du Cojop", glisse encore Alexandre Aulas.

Paris, qui avait déposé en avril deux candidatures spontanées pour les tournois masculin et féminin de hockey sur glace à l'Arena de Bercy et l'Adidas Arena, misait de son côté sur son "savoir-faire olympique et opérationnel", alors que les deux salles identifiées ont déjà accueilli des épreuves des Jeux de Paris 2024. "Nous avons la chance d'avoir une patinoire intégrée, dans la fosse de l'Accor Arena, avec un système qui permet de lancer la production de glace en quatre jours", affirmait Marie Barsacq, directrice générale de Paris Entertainment Company (qui exploite l'Accor Arena, l'Adidas Arena et le Bataclan). L'ancienne ministre des Sports avançait, auprès de franceinfo: sport, une candidature "en phase avec les orientations du CIO sur la sobriété et les enjeux financiers" des Jeux. Pour l'Adidas Arena, une solution glace devait y être installée de manière éphémère.

L'ancienne directive exécutive Impact et Héritage chez Paris 2024 énumérait aussi ses points forts en hospitalité, sa location de salle à "prix coûtant" grâce à une salle à économie mixte, et sa jauge "de 14 000 spectateurs à l'Accor Arena [soit un peu plus que la LDLC Arena qui est à 11 126] et une jauge à un peu plus de 6 000 pour l'Adidas Arena". Pour contrer l'argument territorial, Marie Barsacq voyait dans la candidature de ses salles parisiennes "une bonne opportunité d'élargir le rayonnement du projet au-delà des régions Aura [Auvergne-Rhône-Alpes] et Sud, à l'échelle du pays".

Une position franche, qui a même agacé l'ancien président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, désormais député de Haute-Loire, Laurent Wauquiez : "Il faut que personne n'ait de doute : ça ne sera pas ailleurs que dans nos régions. (...) Il y a une très très grosse pression de Paris. [Je veux] mettre les choses au clair (...) pour que ça n'aille pas plus loin : ce ne sera pas Paris, c'est hors de question", avait-il affirmé à l'AFP le 23 mai.

"Bien sûr, Marie Basarcq a fait de l'excellent travail depuis son arrivée, et nous faisons notre finale de Coupe de France devant 14 000 personnes tous les ans à guichets fermés, et bien sûr que Paris a montré son excellence lors des Jeux de 2024, rappellait Pierre-Yves Gerbeau, le président de la fédération française de hockey à franceinfo: sport. Pour autant, nuancait-il, il s'agit des Jeux des Alpes françaises et cela fait beaucoup plus de sens d'avoir tous dans un seul secteur."

La perte du hockey a entraîné le reste du pôle glace

Avec ces nouvelles tractations, les discussions n'ont alors plus porté que sur le hockey, mais sur l'ensemble du pôle glace, dont Lyon est devenu, début juin le choix numéro un du Cojop après que le bureau exécutif a donné un mandat au comité organisateur pour poursuivre les négociations avec la métropole lyonnaise. Cette idée "est arrivée (...) parce que le CIO et la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) ont demandé de ne pas séparer les hommes des femmes. Comme quand on enlève une carte, tout le château finit par s'écrouler, expliquait Fabrice Pannekoucke, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, le 2 juin, au journal L'Equipe. Il fallait que tout le pôle glace soit rassemblé pour des questions d'efficacité."

"Les considérations sportives et techniques se sont imposées à nous, conséquences inévitables de ce qui était sans doute un peu connu malgré tout depuis le début et expliqué au maire de Nice. Il a fait son choix."

Fabrice Pannekoucke, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes

à L'Equipe

"C'est un gâchis incroyable cette histoire, s'est résigné Renaud Muselier, fervent défenseur du projet olympique, le 1er juin, lors d'une conférence de presse. Tout le monde se bat dans le monde entier pour avoir les Jeux, nous, on les a et on les file à nos voisins, c'est quand même terrible. On perd Nice, le pôle de glace, parce qu’on n’arrive pas à trouver de solution pour le hockey masculin et à partir du moment où on n’a pas le hockey masculin, le hockey féminin suit, le patinage artistique suit, et toute la glace suit. Donc le village olympique part avec et la cérémonie de clôture."

Grégory Doucet, maire de Lyon, s'est réjoui de cette nouvelle le 30 mai dernier, qui "honore" sa ville et "confirme la très grande qualité de nos infrastructures", tout en avançant sa proposition de village des athlètes au "cœur de ville à la Confluence, à proximité immédiate de nos équipements".

L'héritage déjà en question

Si Lyon a satisfait l'ensemble des parties prenantes du projet, Pierre-Yves Gerbeau, le président de la fédération française de hockey, a regretté toutefois l'absence de patinoire en héritage, qui faisait pourtant partie du projet initial niçois : "La patinoire imaginée à Nice allait nous amener à la première patinoire vertueuse, la plus proche possible du carbone zéro".

Dans le projet lyonnais, "toutes les installations seront éphémères, a poursuivi Pierre-Yves Gerbeau. Notre sport est en forte croissance, se développe beaucoup. Nous n'avons pas assez de patinoires en France et beaucoup sont vétustes. Nous sommes déjà en surpopulation avec 26 000 licenciés et nous estimons atteindre les 30 000 licenciés en 2030", a souligné le président de la FFHG, qui espère encore avoir voix au chapitre sur le sujet, afin de faire, malgré tout, profiter son sport d'un héritage olympique.

Worauf zu achten ist

KI-Ausblick — Möglichkeiten, keine Fakten

  • Le Cojop finalisera la carte des sites de compétition d'ici trois mois.

    Sehr wahrscheinlich · Innerhalb von Monaten

  • Des tensions territoriales persisteront concernant la répartition des événements olympiques en France.

    Wahrscheinlich · Innerhalb von Jahren

Offene Fragen

  • Quel sera l'impact à long terme sur le développement du hockey en France sans patinoire héritage à Nice ?
  • Comment les tensions territoriales entre régions françaises seront-elles gérées pour les futurs événements ?
  • Quelles seront les conséquences financières exactes pour les villes impliquées ?

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This article was originally published by France Info.

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