KNDS, fabricant de chars franco-allemand, prépare une introduction en Bourse à Paris et Francfort
Ce pourrait être l’une des plus grosses introductions en Bourse de l’année 2026 en Europe – et l’une des plus politiques.
Le fabricant de chars franco-allemand KNDS, rare exemple d’entreprise d’armement européenne réellement transfrontalière, prépare une cotation simultanée à Paris et à Francfort dans les prochaines semaines.
L’industriel, qui sera coté à la fois à Paris et à Francfort, présente l’opération comme un moyen de « soutenir sa stratégie de croissance à long terme », en élargissant son accès aux marchés des capitaux, dans un contexte de forte croissance des budgets européens de la défense.
Mais, avant de convaincre les marchés financiers, KNDS doit résoudre une équation plus politique que financière : comment faire entrer en Bourse et valoriser une entreprise dont les deux principaux actionnaires resteront deux Etats aux intérêts industriels parfois divergents ?
KNDS est né de la fusion, en 2015, entre le français Nexter – le fabricant du char Leclerc et du canon Caesar – et le groupe familial allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW) – qui produit le char allemand Leopard.
Il ambitionnait alors de devenir un champion européen de l’équipement militaire terrestre, avec l’Etat français détenteur de 50 % du capital, l’autre moitié étant aux mains des familles Bode-Wegmann, propriétaires de KMW.
Dix ans après cette création, les actionnaires allemands ont décidé de vendre leurs parts et de pousser à la mise en Bourse.






