La prime de la Coupe du monde de football de l'Espagne taxée aux États-Unis
Auf einen Blick
L'administration fiscale américaine pourrait taxer la prime de 50 millions de dollars de l'Espagne, vainqueur de la Coupe du monde, ainsi que les gains d'autres équipes ayant joué aux États-Unis, suscitant des critiques de politiciens et des débats sur les réseaux sociaux.
KI-generierte Zusammenfassung
Warum es wichtig ist
Le droit fiscal américain prévoit que les revenus d'une activité exercée sur le territoire national sont soumis au fisc, avec une retenue fédérale pouvant aller jusqu'à 30% pour les sportifs étrangers non-résidents.
«Ils savaient à quoi s’attendre en venant ici.» La phrase est signée Tim Burchett, élu républicain du Tennessee à la Chambre des représentants. Trois jours à peine après le sacre de l’Espagne face à l’Argentine en finale de la Coupe du monde, la prime de 50 millions de dollars (environ 44 millions d’euros) remportée par la Roja pourrait au final être amputée de plusieurs millions par l’administration fiscale américaine, rapporte la chaîne Fox News.
En effet, le droit fiscal des États-Unis prévoit que les revenus tirés d’une activité exercée sur le territoire national tombent, dans l’immense majorité des cas, sous la coupe du fisc américain, l’IRS (Internal Revenue Service). Certains versements à des sportifs étrangers non-résidents sont ainsi généralement soumis à une retenue fédérale allant jusqu’à 30%. Un montant qui peut être réduit s’il existe une convention fiscale bilatérale entre les États-Unis et l’autre pays, ici l’Espagne.
Et la Roja n’est pas la seule concernée. Au total, la Fifa a distribué un montant record de 871 millions de dollars aux 48 équipes participantes à la Coupe du monde 2026, dont 655 millions calculés en fonction des résultats sportifs de chaque sélection. Concrètement, cela veut dire que toutes les équipes ayant joué aux États-Unis, même celles éliminées dès les matchs de poule, peuvent voir une partie de leurs gains être taxée par le fisc américain.
«Une arnaque»
«Je trouve que c’est une arnaque», a réagi Tim Burchett, ajoutant ne pas être «un grand fan de l’IRS». Même son de cloche du côté de l’élu démocrate de l’Illinois Jonathan Jackson, qui juge la situation «injuste», ou chez le républicain de l’Utah Burgess Owens, pour qui cette ponction est tout simplement «trop élevée». Un rare moment d’unanimité entre les deux camps politiques.
Mais au-delà du seul cas espagnol, les critiques des politiques dépassent le sujet du football. «Ça met en lumière quelque chose de plus large», affirme Jonathan Jackson. L’élu démocrate juge que les grandes entreprises sont trop épargnées par le fisc et qu’«elles devraient payer leurs impôts au lieu de profiter de niches fiscales». Tim Burchett partage ce constat d’un système à réformer, tout en reconnaissant que les États-Unis gagneraient à encourager, plutôt qu’à décourager, la venue d’athlètes et de visiteurs étrangers. «C’est comme ça, malheureusement, dans notre pays, avec les impôts», se résigne de son côté Burgess Owens, ancien joueur de NFL, la ligue de football américain aux États-Unis.
Sur les réseaux sociaux, cette potentielle taxe sur la prime de l’équipe d’Espagne fait réagir. Sous une publication sur le sujet publiée sur X, les insultes visant les États-Unis pleuvent. D’autres internautes se montrent plus nuancés, rappelant que Washington applique la même règle à tous les sportifs étrangers sans exception, et qu’il n’y a donc rien d’anormal à ce que la Roja y soit soumise à son tour. Certains retournent même l’argument en pointant une fiscalité espagnole jugée trop lourde. Au-delà de ce cas, certains observateurs s’interrogent même sur l’avenir des grandes compétitions sportives organisées sur le sol américain, évoquant la possibilité que d’autres pays, en réponse, instaurent à leur tour une taxe similaire.
Worauf zu achten ist
KI-Ausblick — Möglichkeiten, keine Fakten
D'autres pays pourraient instaurer des taxes similaires en réponse à la politique fiscale américaine.
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- Comment l'Espagne et les autres équipes réagiront-elles à cette taxation ?
- Les États-Unis modifieront-ils leur politique fiscale pour les événements sportifs ?
- D'autres pays instaureront-ils des taxes réciproques ?



