Le FLNC Union des combattants sort du silence et rejette le processus d'autonomie de la Corse
À l'approche des Ghjurnate Internaziunale de Corte, l'organisation clandestine a tenu une conférence de presse pour exprimer ses mises en garde.
Auf einen Blick
À l'approche des Ghjurnate Internaziunale de Corte, le FLNC Union des combattants a tenu une conférence de presse encagoulée pour rejeter le processus d'autonomie de la Corse et formuler plusieurs avertissements.
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Warum es wichtig ist
Le FLNC Union des combattants est réapparu lors d'une conférence de presse clandestine avant les Ghjurnate Internaziunale de Corte.
Avant les Ghjurnate Internaziunale de Corte qui débutent ce samedi, le FLNC Union des combattants a tenu une conférence de presse lors de laquelle les clandestins ont réaffirmé leur rejet du processus d'autonomie de la Corse en cours d'examen, et énoncé plusieurs avertissements.
Attendus à l’occasion du 50ème anniversaire du FLNC au mois de mai dernier, les clandestins étaient alors restés muets. Ils sortent finalement du bois trois mois plus tard, encagoulés et en armes, lors d’une conférence de presse organisée ces derniers jours à laquelle seul le quotidien Corse-Matin a assisté. Une prise de parole, avant les Ghjurnate Internaziunale de Corte, au cours de laquelle le FLNC Union des combattants a semble-t-il multiplié les mises en garde.
Mise en garde, d'abord, contre le processus d’autonomie voté en juin dernier à l’Assemblée nationale, que la mouvance clandestine qualifie de "mascarade", étrillant au passage les partis nationalistes l’ayant soutenu.
Mise en garde aussi envers les personnes s’installant en Corse, l’organisation n’hésitant pas par ailleurs à remettre en cause la communauté de destin, un concept pourtant théorisé par le FLNC à la fin des années 1980.
"En attendant que nos droits nationaux soient connus et respectés, nous n'avons qu'un message à leur adresser : Restez chez vous. Et, dans le cas contraire, ne vous considérez pas en sécurité sur notre territoire national [...], déclare l'organisation clandestine. Le peuple corse est un peuple multiséculaire qui s'inscrit durablement dans la résistance face à tous les envahisseurs et, par conséquent, nous réitérons que jamais nous ne nous laisserons assimiler à une quelconque communauté, qu'elle soit de destin ou insulaire."
Autre mise en garde: celle à l’encontre de l’État qui tenterait, selon le FLNC Union des combattants, de criminaliser le mouvement dans le but de manipuler l’opinion : l’organisation est citée dans des documents policiers ou dans des affaires judiciaires, par le biais de membres supposés, qui incarneraient une bande criminelle liée au grand banditisme.
Le FLNC n’a, selon Corse Matin, pas évoqué ces sujets lors de la conférence de presse mais aurait prévenu d’éventuels ennemis : "Lorsque la situation nous l'a imposé par le passé, nous avons toujours su répondre avec responsabilité et fermeté à toute atteinte à l'intégrité physique de nos militants."
Dans un communiqué de cinq pages, soutenu par une quinzaine de clandestins selon le quotidien régional, l’organisation n’a revendiqué aucune action passée et n’évoque pas une reprise réelle de la lutte armée.
Cette communication intervient dans une situation particulière, à l’occasion des 50 ans de la création du premier FLNC - auquel les clandestins ont rendu hommage -, mais aussi dans une situation d’éclatement total du mouvement nationaliste public, avec de nouvelles divisions récentes jusqu’au sein même du parti Nazione.
Rupture ou non, le FLNC Union des combattants semble faire à nouveau cavalier seul avec ce communiqué. Exit la mention finale "A ragione hè a nostra forza", signature habituelle du FLNC du 22 octobre, associée ces derniers années à celle de l’Union des Combattants "A populu fattu bisognu à marchjà". Les deux organisations avaient entamé des communications communes en 2021.
À deux jours des Ghjurnate Internaziunale de Corte, et à l’instar des partis politiques, le mouvement clandestin semble lui aussi poursuivre sa décomposition.
Offene Fragen
- Quelles seront les répercussions concrètes de ces mises en garde sur le terrain ?
- Quelle sera la réaction de l'État face à cette prise de parole ?







