Le groupe SOS Solidarités porte plainte contre un site d'extrême droite recensant les centres d'accueil pour migrants
Auf einen Blick
- Le Groupe SOS Solidarités, gestionnaire de centres d'accueil pour demandeurs d'asile, a annoncé porter plainte contre le site d'extrême droite "ma france".
- L'ONG accuse le site de stigmatiser et mettre en danger les migrants en recensant les centres d'hébergement, ainsi que des mosquées et boucheries halal.
KI-generierte Zusammenfassung
Warum es wichtig ist
Le groupe SOS Solidarités gère des centres d'accueil pour demandeurs d'asile et porte plainte contre le site d'extrême droite "ma france" pour provocation à la discrimination et à la haine.
Le Groupe SOS Solidarités, qui gère des centres d'accueil pour demandeurs d'asile, annonce porter plainte contre le site d'extrême droite "ma france" pour provocation publique à la discrimination et à la haine en raison de l'origine et de la religion, révèle franceinfo mercredi 17 juin.
Lancée en 2025 par un créateur anonyme, le site d'extrême droite "ma france" prétend, sous couvert "scientifique", recenser plus de 2 000 "centres" dits "d'hébergement pour migrants" sous l'onglet "indice immigration", avec des adresses et des coordonnés GPS.
Dans sa plainte adressée au procureur de Paris, le groupe SOS Solidarités estime que la plateforme contribue à "susciter un sentiment de rejet et d'hostilité envers les populations étrangères" et dénonce une "logique d'évitement" visant certains territoires et certains lieux d'accueil, écrit le groupe dans un communiqué que franceinfo a pu consulter.
"Derrière ces points sur une carte, il y a des hommes, des femmes, des enfants. Nous refusons que les personnes accueillies dans nos établissements soient stigmatisées et mises en danger", réagit sur franceinfo mercredi Gaëlle Tellier, vice-présidente du groupe SOS en charge des solidarités.
Le site "ma france" recense aussi les mosquées, les boucheries halal et observe la progression des prénoms jugés "musulmans". En janvier, SOS Racisme a déposé une plainte contre ce site d'extrême-droite. Contacté par franceinfo, le créateur du site de "ma france" plaide la liberté d'information.
Offene Fragen
- Quelle sera la décision du procureur de Paris ?
- Le créateur du site sera-t-il identifié ?



