Newsgather
BackLunettes reconditionnées : le marché de l'optique s'adapte à la tendance zéro déchet
Lunettes reconditionnées : le marché de l'optique s'adapte à la tendance zéro déchet
In Entwicklung
20 Minutes21.06.2026Business4 dk okumaFrance

Lunettes reconditionnées : le marché de l'optique s'adapte à la tendance zéro déchet

Auf einen Blick

  • Le marché de l'optique voit l'essor des lunettes reconditionnées, proposées par de grandes enseignes comme Atol et Optic 2000.
  • Ces montures, nettoyées et réparées, sont jusqu'à 60% moins chères que les neuves, séduisant les consommateurs par leur aspect économique et écologique.
  • L'objectif est d'atteindre 10% du marché d'ici 2030.

KI-generierte Zusammenfassung

Warum es wichtig ist

Le marché de l'optique connaît une tendance croissante vers le zéro déchet avec l'émergence des lunettes reconditionnées. Ces montures, remises à neuf, sont proposées par des enseignes majeures.

Schriftgröße

Être zéro déchet jusqu’au bout du nez, c’est le pari de plus en plus de marques. Depuis quelques années, les lunettes reconditionnées ont fait leur apparition sur le marché. D’abord proposées par des vendeurs indépendants dans quelques boutiques ou en ligne, ces montures sont désormais disponibles dans certains magasins de grandes chaînes d’opticiens, alors que le reconditionné rentre dans les mœurs en France.

Quand on parle de lunettes reconditionnées, une précision s’impose : il s’agit des montures et non des verres. « Chacun a une correction très différente, parfois même d’un œil à l’autre, donc ce serait très difficile de réutiliser cet élément », développe Chloé Gallego, responsable de la communication chez Lunettes de Zac, entreprise spécialisée dans les lunettes reconditionnées depuis 2020. Si au bout de quelques années, les verres sont souvent rayés, les montures sont, en revanche, « souvent en très bon état et peuvent vivre encore plusieurs années après un reconditionnement ».

Des montures 60 % moins chères

Concrètement, celui-ci consiste à nettoyer puis réparer les lunettes déjà portées, en remplaçant toutes les pièces qui le nécessitent jusqu’à ce que la paire n’ait aucun défaut visible. L’objectif : que « le consommateur ne voie pas la différence entre du neuf ou du reconditionné ». Chez Zac, qui collecte vos binocles partout en France et les revend dans son magasin lillois, ce processus ne prend que vingt minutes par paire et est assuré par des personnes en réinsertion professionnelle.

Un procédé court et facile qui permet de grandes économies aux clients : les montures ainsi remises en état coûtent 60 % moins cher que les neuves. Le tout remboursé par la Sécurité sociale et les mutuelles exactement comme les paires classiques, avec la même garantie de deux ans après l’achat. Un concept qui plaît aux consommateurs, « pas du tout réticents quand on leur explique que les montures ont été contrôlées et qu’on lève leurs craintes », se réjouit Chloé Gallego.

Les grandes enseignes s’y mettent

Ce concept des lunettes de seconde main est en train de prendre de l’ampleur sur le marché, notamment à travers les grandes enseignes. C’est le cas des opticiens Atol, avec qui travaille depuis peu l’entreprise lilloise afin de « démultiplier l’impact ». Depuis septembre 2025, 90 magasins de la chaîne testent la vente de montures déjà portées, un chiffre qui devrait atteindre 600 boutiques d’ici à la fin de l’année.

Dans les points de vente concernés, ces paires sont exposées au milieu des neuves, avec pour seul point de distinction le fait qu’elles n’aient pas de « faux verres ». Ces montures représentent « quelques milliers de lunettes par rapport à des millions vendues », selon le PDG d’Atol Eric Plat, et séduisent « 10 à 15 % des clients ». Ceux-ci font ainsi une économie de 40 à 60 % du prix de la monture en fonction des modèles, un écart non négligeable alors qu’une paire de lunettes peut coûter plusieurs centaines d’euros après remboursement.

Objectif 10 % du marché en 2030

La marque Zac assure être en cours de discussion avec d’autres grandes enseignes. Leur objectif : que le reconditionné atteigne 10 % du marché français de l’optique d’ici à 2030. L’entreprise lilloise n’est pas la seule sur ce créneau puisque d’autres grandes enseignes proposent ce type de montures.

C’est le cas d’Optic 2000, où des lunettes de soleil sans correction reconditionnées sont disponibles à la vente en magasin depuis 2023. Collectées directement en boutique, les montures sont « remises en bon état d’usage », « soit par l’opticien du magasin, soit au sein de notre atelier situé à Clamart (Hauts-de-Seine) », indique la marque. Ces lunettes, exposées dans une partie dédiée du magasin « pour être facilement identifiées », sont proposées avec une décote de 30 à 50 %, voire davantage, selon les modèles. Elles peuvent atteindre 10 % des ventes solaires sans correction dans certains magasins, d’après la marque.

Des marges similaires pour les opticiens

« Ça commence à vraiment bouger dans les grands groupes et les lunettes conditionnées sont en train de prendre un tournant », se réjouit Chloé Gallego. D’autant que vendre des collections de modèles déjà utilisés ne change rien pour les opticiens : chez Atol, Eric Plat constate « la même rotation qu’une collection neuve ». Le modèle économique étant le même que celui des lunettes neuves – Atol achète les montures à l’usine de Zac comme il achète une paire classique –, les marges dégagées sont les mêmes.

Et si l’argument écologique séduit, c’est bien cet aspect économique qui fait pencher les clients pour des montures reconditionnées. Le « zéro déchet » est ainsi un plus plutôt qu’un vrai choix de conviction : « Si un client a, dans sa phase finale de choix, un produit reconditionné qui l’intéresse, il va le choisir, mais l’élément décisif est d’abord et avant tout la forme et la couleur et le fait que la monture lui aille bien », nuance Eric Plat. Autant d’éléments cruciaux pour ne pas naviguer à vue.

Worauf zu achten ist

KI-Ausblick — Möglichkeiten, keine Fakten

  • Le marché du reconditionné atteindra 10% du marché français de l'optique d'ici 2030.

    Wahrscheinlich · Innerhalb von Jahren

Offene Fragen

  • Quel sera l'impact à long terme sur les fabricants de lunettes neuves ?
  • Comment la perception des consommateurs évoluera-t-elle face à la qualité perçue ?

Verwandte Themen

This article was originally published by 20 Minutes.

Ähnliche Meldungen

Publicité : les régies TV portent plainte contre l'interdiction des promotions de la grande distribution
In Entwicklung·6 sa önce

Publicité : les régies TV portent plainte contre l'interdiction des promotions de la grande distribution

Le syndicat des régies publicitaires TV françaises (ADMTV) a déposé plainte auprès de la Commission européenne pour contester une interdiction de 1992 qui empêche la grande distribution de faire de la publicité pour ses promotions à la télévision. L'ADMTV estime que cette règle, unique en Europe, affaiblit les médias audiovisuels français au profit des plateformes numériques.

Le Monde
Projet de raffinerie de métaux pour batteries : l'autorisation environnementale délivrée
In Entwicklung·7 sa önce

Projet de raffinerie de métaux pour batteries : l'autorisation environnementale délivrée

Une raffinerie de métaux pour batteries de véhicules électriques, classée Seveso et située en zone inondable près de Bordeaux, a obtenu son autorisation environnementale. Le projet, jugé d'intérêt national majeur, vise à couvrir 30% des besoins français en matériaux stratégiques et créera 500 emplois, malgré les critiques et les recours judiciaires des opposants.

Le Figaro Économie
Mehr zu diesem Themalunettes