Manifestation interdite à Paris contre la répression en Iran
Auf einen Blick
- Quelques centaines de personnes ont manifesté à Paris contre la répression en Iran, malgré l'interdiction préfectorale confirmée par la justice.
- 20 interpellations ont eu lieu.
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Warum es wichtig ist
Une manifestation contre la répression en Iran a été interdite à Paris par la préfecture de police, décision confirmée par la justice administrative.
Elles ont bravé l'interdiction de manifester. Quelques centaines de personnes se sont rassemblées pour dénoncer la répression intérieure en Iran, en fin de matinée et jusqu'en milieu d'après-midi, samedi 20 juin à Paris, en dépit de l'interdiction de la manifestation confirmée par la justice administrative.
Les manifestants se sont rendus place Vauban, à proximité des Invalides, parfois en bus. Certains d'entre eux ont scandé des slogans "Ni chah, ni mollah", "A bas la dictature en Iran" ou "French government shame on you" ("Honte à vous, gouvernement français"), agitant des drapeaux jaunes ou brandissant des portraits d'Iraniens exécutés par les autorités de Téhéran, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Cette grande manifestation était prévue à Paris l'appel du collectif Voix d'Iran, qui regroupe plusieurs associations opposées à la République islamique, dont l'Association des femmes iraniennes en France ou encore le Comité de soutien aux droits de l'homme en Iran (CSDHI).
La préfecture de police de Paris l'a interdite par arrêté, vendredi, en raison du "contexte national et international particulièrement tendu" et "du risque sérieux" de trouble "à l'ordre public".
Une "atteinte portée à la liberté de manifester"
Après le rassemblement de samedi, Afchine Alavi, membre du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a dénoncé des arrestations arbitraires. "Ils ont arrêté une vingtaine de personnes sans raison. Du côté des manifestants, il n'y a pas de violence", a-t-il affirmé à l'AFP.
"Nous avions demandé aux manifestants de ne pas venir et d'attendre le résultat de l'appel déposé en urgence. Mais on ne peut pas contrôler tout le monde et des cars sont arrivés d'un peu partout en Europe", a déclaré Afchine Alavi. La police a fait usage de "gaz de poivre" et "une douzaine" de blessés sont à déplorer parmi les manifestants, selon lui.
La préfecture de police de Paris n'a pas confirmé ce point, mais a fait état de 20 interpellations.
Les organisateurs espéraient mobiliser 100 000 personnes venues de toute l'Europe, avec la présence attendue d'une trentaine de délégations parlementaires.
William Bourdon, avocat du collectif, avait annoncé à franceinfo un recours au tribunal administratif de Paris. Celui-ci a confirmé, samedi matin, l'interdiction de la manifestation. Le Conseil d'Etat, qu'il avait saisi en appel, avec son confrère Vincent Brengarth, a aussi rejeté leur requête.
"L'absence d'audience devant le Conseil d'État, en dépit de l'atteinte portée à la liberté de manifester et des très lourdes conséquences de cette interdiction, finit de prolonger une situation d'arbitraire", ont-ils dénoncé samedi.
Offene Fragen
- Combien de personnes ont réellement été blessées par le gaz poivre ?
- Quelles seront les conséquences diplomatiques de cet événement ?





