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Marche des fiertés à Metz : hommage à Noahm, colère et revendications
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France Info13.06.2026Politik3 dk okumaFrance

Marche des fiertés à Metz : hommage à Noahm, colère et revendications

Auf einen Blick

  • À Metz, la Marche des fiertés a été marquée par l'émotion suite au meurtre de Noahm, un jeune homosexuel.
  • Des centaines de personnes ont dénoncé les violences LGBTQ+ et rendu un hommage collectif, mêlant colère et revendications.

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Warum es wichtig ist

La Marche des fiertés à Metz s'est déroulée dans un climat d'émotion suite au meurtre de Noahm, un jeune homosexuel agressé le 30 mai et décédé le 2 juin. Deux hommes ont été mis en examen pour son meurtre.

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À Metz (Moselle), la Marche des fiertés s'est déroulée, samedi 13 juin, dans un contexte de forte émotion après la mort de Noahm, un jeune homosexuel tué le 2 juin. Entre hommage, colère et revendications, des centaines de personnes dénoncent les violences LGBTQ+ et rendent un hommage collectif.

Une heure avant le lancement officiel de la Marche des fiertés, ce samedi 13 juin, les participants sont déjà nombreux sur la place de la République, à Metz (Moselle). Sous un soleil estival, des centaines de personnes sont réunies devant une estrade, prêtes à écouter les différents intervenants. Les drapeaux arc-en-ciel flottent au vent, des paillettes scintillent sur certaines joues, mais le récent meurtre de Noahm est dans toutes les têtes et dans tous les discours.

Le 2 juin, Noahm, 19 ans, a été déclaré en état de mort cérébrale, trois jours après la violente agression dont il a été victime à Metz, à l'aube du samedi 30 mai, alors qu'il rentrait chez lui après une soirée passée en compagnie d'amis dans le centre de cette ville. La veille de son décès, deux hommes de 20 et 27 ans ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Le 4 juin, le procureur de Metz, David Touvet, a annoncé avoir pris "un réquisitoire supplétif du chef d’homicide volontaire commis à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre de la victime par une personne agissant en état d’ivresse manifeste."

"On ne peut pas ignorer ce qu'il s'est passé il y a 15 jours", déclare Frédéric Bauer, le président de l'association Couleurs Gaies et coordinateur de la marche des fiertés. "À Metz, en 2026, on ne peut pas se faire tuer parce qu'on porte un peu de maquillage et qu'on est jugé d'apparence non conforme à la norme", s'insurge-t-il, avant d'ajouter : "On a rendu un premier hommage à Noahm le jour de son décès, aujourd'hui on lui rend une fois de plus hommage mais en étant beaucoup plus nombreux. On pense à lui, à sa famille et ses amis."

Un moment de "force collective"

Des associations féministes se sont jointes à la marche. "Des femmes sont violentées chaque jour", rappelle Catherine Stotsky, la porte-parole de l'association Force féministe. "De la même façon, toutes les personnes gays, bi, trans, queer, toutes celles et ceux dont l'existence remet en cause les normes patriarcales sont un jour ou l'autre mises en danger, s'exclame-t-elle, micro en main. C'est pourquoi nous marchons ensemble, parce que nous devons faire front ensemble face aux violences et imposer un autre monde où chacune et chacun pourra vivre libre sans aucune injonction extérieure. Ce monde-là n'existe pas, pas encore."

Une marche plus politique que les années précédentes

Quelques minutes plus tard, François Grosdidier, maire (Les Républicains) de Metz, prend la parole sous les huées. "Depuis que je suis maire en 2020, nous avons multiplié par trois le soutien financier à l'association Couleurs Gaies", se félicite le maire de la ville, sans pour autant convaincre son auditoire.

"Ça va vous faire siffler, mais c'est la vérité factuelle, qui dérange certains", se défend-il. Il promet la mise en place de nouvelles mesures, sans en préciser la date, évoquant notamment une formation obligatoire destinée aux policiers municipaux afin de mieux identifier les attitudes transphobes et homophobes au sein de la société et au sein même des équipes sécuritaires.

François Grosdidier ne se dit "pas étonné" de l'accueil peu chaleureux des manifestants, dont il estime "qu'une grande partie d'entre eux est instrumentalisée par l'extrême gauche (...) La France insoumise ne recule devant aucune récupération politique", affirme-t-il. La députée LFI Mathilde Panot participe d'ailleurs à la marche, mais ne prend pas la parole publiquement.

La fête n'efface pas la colère

Dans le cortège, la politique laisse place à la fête. Les enceintes vibrent sur les chars colorés, les participants sont venus entre amis, ou pour certains en famille. Laurence a tenu à emmener ses trois enfants de 26, 14 et 7 ans. "C'est une cause qui me tient à cœur, explique la mère de famille. Mon plus jeune fils entend comme nous la triste actualité, il me pose plein de questions, alors je suis venue aussi avec lui pour qu'il comprenne jusqu'où peut mener l'intolérance."

Diego, lui, est venu avec ses amis. Drapeau arc-en-ciel noué autour du cou, il raconte être arrivé à Metz il y a peu de temps. C'est sa première marche des fiertés ici. "Je me sens bien, et rassuré de voir qu'il a autant de monde de donc autant de soutien pour la cause LGBT" dit-il. Comme beaucoup de participants, Diego arbore sur son tee-shirt un sticker en hommage à Noahm.

"On voudrait nous faire croire qu'à Metz tout va bien, que notre ville est accueillante et ouverte à toutes et tous. Malheureusement, l'actualité récente nous rappelle une réalité bien différente", rappelle Catherine Stotsky. Cette année comme chaque année, la marche des fiertés à Metz est un moment de fête, de célébration, de solidarité. Cette année, particulièrement, elle est aussi un moment de colère partagée.

Offene Fragen

  • Quelles seront les mesures concrètes pour la formation des policiers municipaux ?
  • Comment la ville compte-t-elle lutter contre les récupérations politiques ?
  • Quelle sera la suite judiciaire de l'affaire Noahm ?

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This article was originally published by France Info.

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