Mineur mis en examen pour assassinat après le meurtre d'une octogénaire dans le Gard
Auf einen Blick
- Un adolescent de 15 ans a avoué le meurtre brutal d'une octogénaire dans le Gard, choisi au hasard.
- Il a été mis en examen pour assassinat et placé en détention provisoire.
- L'agression a eu lieu près d'un camping au Grau-du-Roi.
KI-generierte Zusammenfassung
Warum es wichtig ist
Un mineur de 15 ans a avoué avoir brutalement assassiné une octogénaire, Jacqueline, 86 ans, au Grau-du-Roi dans le Gard. Le corps de la victime a été retrouvé près d'un camping.
Un profil très inquiétant. Un mineur de 15 ans a été mis en examen pour assassinat et placé en détention provisoire, jeudi 18 juin, après avoir avoué le meurtre brutal d'une octogénaire dans le Gard, au Grau-du-Roi. L'arrestation de cet adolescent, une semaine après la mort de Jacqueline, 86 ans, a provoqué une onde de choc dans la région. "Aucun lien n'existe entre lui et la victime, qui a été choisie au hasard", a souligné la procureure de Nîmes, Cécile Gensac. Voici ce que l'on sait de cette affaire.
Le corps de la victime retrouvé à proximité d'un camping au Grau-du-Roi
Le corps de cette femme est découvert "aux alentours de 19h30", jeudi 11 juin, à proximité d'un étang et d'un camping dans la station balnéaire du Grau-du-Roi. La victime rentrait d'une promenade de fin de journée le long de l'étang de Salonique, non loin des dunes de la plage sauvage de l'Espiguette, l'une des plus connues de la Camargue gardoise. Elle avait l'habitude de séjourner à la belle saison dans ce camping.
L'enquête s'oriente d'emblée vers la piste criminelle, annonce dès le lendemain la procureure de Nîmes, évoquant des "investigations pour meurtre". Le corps de l'octogénaire présente en effet les traces d'une très violente agression.
Un adolescent "sans histoires" interpellé cinq jours plus tard
La section de recherche de la gendarmerie du Gard et la compagnie de gendarmerie de Vauvert a été saisie de l'enquête. Des témoins ont mis les enquêteurs sur la bonne piste. Ils ont repéré ce soir-là un jeune homme au comportement étrange, portant un masque chirurgical et transportant une perceuse. Les caméras de surveillance l'ont filmé, se déplaçant sur une petite moto. Les gendarmes finissent par l'identifier et procéder à son interpellation le 16 juin. Il s'agit d'un adolescent de 15 ans jusque-là "sans histoires", "plutôt très bon élève" et vivant non loin de là, avec sa famille, expliquera plus tard à la presse la procureure.
Ses aveux d'un meurtre avec une perceuse lors de la garde à vue
L'adolescent reconnaît en garde à vue être l'auteur du meurtre. Cet élève scolarisé en classe de 3e explique avoir "saisi la victime par l'arrière, lui avoir asséné des coups d'une perceuse, puis des coups de pied et de poing, avant de l'étrangler", a fait savoir la procureure, qui n'a pas souhaité donner plus de détails pour respecter la "dignité" de la victime.
Le collégien a ajouté "avoir prévu cette agression le jour même, en préparant la mise à disposition de la perceuse dont il s'était doté dans le matériel familial, en la cachant dans un buisson, avant de venir la reprendre muni d'un masque et de gants", a ajouté la magistrate. "Aucun lien n'existe entre lui et la victime, qui a été choisie au hasard de son projet d'agression", a insisté Cécile Gensac. Rien ne permet de suspecter un "effet de groupe" et l'adolescent n'avait consommé ni alcool, ni drogue, ce qui "rend ce passage à l'acte d'autant plus stupéfiant", a-t-elle relevé.
Les résultats de l'autopsie confirment les déclarations du suspect. Les médecins légistes ont notamment relevé d'importantes "lésions présentant des trous sur le corps de la victime", témoignant de l'extrême violence de l'agression de l'octogénaire, rapporte France3 Occitanie.
Un contexte familial et une rupture comme pistes d'explication
Le jeune homme a évoqué avoir eu un "besoin viscéral de faire mal" parce qu'il souffrait d'un sentiment de profonde injustice à son encontre, dans le milieu familial notamment. Enfant d'une troisième union de son père, il était très proche notamment de l'un de ses demi-frères devenu papa, ainsi que de ses neveux et nièces. Mais selon le parquet, des tensions en début d'année entre les adultes l'avaient tenu à l'écart de cette branche de la famille très importante pour lui.
"Un épisode plus récent de rupture sentimentale l'avait également perturbé", a aussi expliqué la procureure, selon laquelle les parents, "sensibles à ses difficultés", avaient vainement tenté de trouver un psychologue ou un psychiatre pour le soutenir. Entendus par les enquêteurs, ces derniers sont dans la "sidération" et il "va leur falloir un certain temps pour arriver à comprendre ce qui s'est passé dans leur vie et dans la vie de leur fils", a souligné la procureure. Dans le collège du Grau-du-Roi où l'adolescent était scolarisé, une cellule psychologique a été mise en place pour accompagner ses camarades.
Cécile Gensac a également souligné le drame vécu par la famille de la victime, une personne âgée "qui était une maman, qui était une mamie".
Une responsabilité pénale à questionner avec les expertises psychiatriques et psychologiques
Le parquet a annoncé jeudi la mise en examen de l'adolescent du chef d'assassinat et son placement en détention provisoire. Le mis en cause encourt une peine de vingt ans de prison, sous réserve que sa responsabilité pénale soit reconnue.
"La carence d'experts psychiatriques et d'experts psychologiques disponibles" n'a pas permis, à ce stade de l'enquête, de recueillir les premiers éléments de personnalité sur l'adolescent, a noté la procureure.
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L'adolescent sera soumis à des expertises psychiatriques et psychologiques approfondies.
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La question de la responsabilité pénale de l'adolescent sera centrale dans le procès.
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