Orthographe : le baccalauréat, miroir d'une langue française jugée difficile mais à ne pas simplifier
Auf einen Blick
- Le ministre de l'Éducation nationale a annoncé que les copies sans un niveau suffisant en orthographe ne pourraient plus avoir la moyenne au bac.
- Ce sujet relance le débat sur la langue française, jugée difficile par 62% des Français, mais que 85% estiment maîtriser.
- Malgré cela, 64% s'opposent à sa simplification.
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Warum es wichtig ist
Le ministre de l'Éducation nationale a déclaré que les copies sans un niveau suffisant en orthographe ne pourraient plus avoir la moyenne au baccalauréat. Cette déclaration relance le débat sur l'orthographe en France.
Le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, a déclaré, le 19 mai, que « toute copie qui n’[avait] pas un niveau suffisant en termes d’orthographe, de syntaxe et de grammaire, ne [pouvait] avoir la moyenne au baccalauréat ».
Et voilà que renaît la sempiternelle querelle sur l’orthographe, entre les partisans d’une réforme de celle-ci et ses opposants. Mais est-ce bien là le fond de la question ?
Partons d’une première enquête, qui montre l’ambivalence des Français sur cette question. Selon un sondage mené par l’IFOP en 2023, « 62 % des personnes interrogées estiment que la langue française est difficile », mais « une large majorité des Français (85 %), de toutes tranches d’âge, juge avoir un bon (65 %), voire un très bon (20 %) niveau en orthographe ». Ce qui ne les empêche pas d’affirmer (un sur quatre) que l’orthographe « a déjà été un handicap dans leur vie scolaire, professionnelle et même intime », tout en s’opposant (64 %) « à ce qu’elle fasse l’objet de simplifications ». Ils se « déclarent massivement sensibles au bon respect de l’orthographe, aussi bien lorsqu’ils écrivent (93 %) que lorsqu’ils lisent (88 %) », considérant qu’une bonne orthographe est gage de réussite sociale.
Voyons maintenant les enquêtes de performance des élèves. Une étude de la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance [le service statistique de l’éducation nationale], diffusée en janvier 2023, révèle que « les élèves de CM2 font aujourd’hui deux fois plus de fautes que ceux de 1987 lors de la même dictée ». Et l’enquête IFOP citée précédemment montre que, soumis à une dictée (« La dictée de l’IFOP »), à peine un Français sur deux (58 %) obtient plus de 12 sur 20, et un sur cinq seulement dépasse la note de 17 sur 20.
Offene Fragen
- Quelles seront les conséquences concrètes de cette nouvelle règle pour les élèves et les enseignants ?
- Comment sera évalué le 'niveau suffisant' en orthographe ?
- Quelles mesures seront mises en place pour aider les élèves en difficulté ?
- Quelle sera la réaction des syndicats et des associations de parents d'élèves ?





