Paris, capitale mondiale de la mode : focus sur les expositions haute couture
Auf einen Blick
- Paris célèbre la haute couture à travers plusieurs expositions gratuites et immersives.
- La Galerie du 19M, le Sofitel Paris Le Faubourg, la Fondation Azzedine Alaïa, la Galerie Dior et la Maison du Danemark mettent en lumière les métiers d'art, les créations emblématiques et la vision des couturiers.
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Warum es wichtig ist
La haute couture, domaine du travail à la main réalisé dans les ateliers des maisons, contribue à faire de Paris la capitale mondiale de la mode. De nombreuses expositions lui sont consacrées.
Domaine de prédilection du travail à la main, réalisé dans les ateliers des maisons, la haute couture contribue à faire de Paris la capitale mondiale de la mode et les expositions, de plus en plus nombreuses et très souvent gratuites, qui lui sont consacrées, aussi bien dans la capitale qu'en régions, en sont la preuve.
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Avec Mains d'avenir, découvrez la richesse et la diversité des métiers d'art, que vous retrouverez avec la maison de couture On aura tout vu et ses pièces iconiques portées par des artistes internationaux ainsi que les créations emblématiques de ses collections. Dans le même esprit, la Galerie Dior dévoile son nouveau parcours tandis que l'icône de la mode scandinave Soeren Le Schmidt montre ses robes haute couture. Avec Azzedine Alaïa et l'Afrique, le couturier revient sur sa vision de ce pays tandis que les tableaux de Gustavo Nazareno offrent une vision esthétique et différente de la mode.
"Mains d'avenir" à la Galerie du 19M
Porté par le succès de ses trois éditions précédentes, Mains d'avenir s'impose comme un rendez-vous incontournable dédié à la découverte des métiers d'art de la mode et de la décoration du 19M. Cette année, la Galerie du 19M (2 place Skanderbeg, 75019 Paris) propose une expérience en deux temps : après des journées de présentation des savoir-faire (en juin), une exposition immersive, gratuite, célèbre, jusqu'au 19 juillet, la richesse et la vitalité de ces métiers rares.
C'est un parcours immersif à travers les métiers des maisons résidentes du 19M – Atelier Montex, Desrues, Eres, Goossens, Lemarié et Atelier Lognon, Lesage, Maison Michel, Massaro et Paloma – où le visiteur plonge dans les coulisses de la création et découvre des techniques minutieuses qui donnent naissance à des pièces uniques. Fidèle à sa mission, la Galerie du 19M affirme ainsi sa volonté de rendre accessibles les métiers d'art, en favorisant le dialogue, la transmission et l'éveil des curiosités. Mains d'avenir est à la fois une porte d'entrée vers ces savoir-faire et une invitation à imaginer les vocations de demain.
"On aura tout vu : icônes" au Sofitel Paris Le Faubourg
Jusqu'au 6 octobre, le Sofitel Paris Le Faubourg (15 rue Boissy d'Anglas, 75008 Paris) présente une exposition consacrée à l'univers de la maison On aura tout vu, qui défile habituellement en janvier lors de la semaine de la haute couture. Fondée par Livia Stoianova et Yassen Samouilov, elle s'est imposée sur la scène internationale grâce à des créations singulières qui repoussent les frontières de la haute couture. Mêlant artisanat d'art, expérimentations techniques et imaginaires foisonnant, ses réalisations ont séduit icônes de la musique, de la scène et du spectacle. À la croisée de la mode, de l'art et des métiers d'excellence, cette exposition célèbre l'esprit créatif qui fait de Paris une capitale mondiale du luxe et de la création. Chaque pièce unique a été réalisée dans leurs ateliers situés au Palais-Royal, en collaboration avec des artisans et spécialistes des métiers d'art. Broderies, plumasserie, travail du cristal et finitions couture témoignent d'un patrimoine vivant faisant rayonner la création française à travers le monde.
Réunissant des pièces iconiques portées par des artistes internationaux ainsi que des créations issues de ses collections couture, au travers d'une sélection de silhouettes spectaculaires et de pièces emblématiques, elle met en lumière une vision audacieuse de la couture contemporaine, où l'excellence des savoir-faire dialogue avec l'innovation et la liberté créative. Dans le lobby de l'hôtel, figure la spectaculaire robe brodée de plumes rouges et noires portée par Lady Gaga pour la couverture du magazine Allure mais également la robe ivoire et or ornée de plumes, de perles et de cristaux portée par Louis and the Yakuza lors de sa prestation à "X Factor Italia". À l'entrée de l'hôtel, c'est un majestueux manteau bleu turquoise. Les fans de Zhang Zhehan, acteur et chanteur chinois de renommée internationale, découvriront l'une de ses tenues de scène les plus emblématiques. Quatre autres silhouettes sont présentées dans les vitrines extérieures de l'hôtel.
"Azzedine Alaïa et l'Afrique" à la Fondation Azzedine Alaïa
Jusqu'au 4 janvier 2027, à la Fondation Azzedine Alaïa (18 rue de la Verrerie, 75004 Paris), l'exposition Azzedine Alaïa et l'Afrique, sous le commissariat d'Olivier Saillard, réunit pour la première fois les créations du couturier autour d'un sujet qui servit de guide à trois collections, celles du printemps-été 1988, 1989 et 1990. Ayant acquis reconnaissance et légitimité au sein de la haute couture française, tout au long de sa carrière, le couturier a intégré les inspirations d'un pays, d'un continent qu'il avait quitté tôt mais qui continua d'exercer sur lui une fascination profonde.
À la faveur de ces collections, il entreprit de revisiter les couleurs naturelles, ficelle et mastic, des coquillages et des raphias tressés, il fit des robes. À travers une cinquantaine de modèles, ce sont les moucharabiehs de sa Tunisie natale qu'Azzedine Alaïa donne à voir dans ses robes chemises ajourées. Les blancs cotons, comme la chaux répandues sur les maisons, étincellent. Les couleurs sable et terre des territoires subsahariens déploient leur gamme chromatique infinie. Allusion à l'Egypte, les robes bandelettes imposent une présence solennelle chargée d'histoire. Au premier étage de la fondation, à côté du studio de création de Monsieur Alaïa, les photographies de son ami, Peter Beard sont exposées. Souvenirs d'un voyage commun en pays Masaï en 1996, elles évoquent ce séjour au Kenya dont le couturier revint débordant d'enthousiasme et d'émotion.
Un nouveau parcours rétrospectif à la Galerie Dior
Premier espace d'exposition racontant l'épopée d'une maison dans le lieu même où celle-ci est née, La Galerie Dior (11 rue François 1er, 75008 Paris) propose un voyage au cœur de la haute couture, qui se réinvente au gré d'expositions temporaires. La nouvelle rotation présente près de 150 modèles, associés à des croquis originaux, documents d'archives et photographies. Elle témoigne de l'inventivité du couturier fondateur et de ses successeurs : Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons, Maria Grazia Chiuri et, aujourd'hui, Jonathan Anderson, nommé en juin 2025 directeur artistique des collections femme, homme et haute couture de Dior.
De l'enchantement des jardins à la féerie des bals, de l'intemporalité de la petite robe noire à la liberté créative de la ligne de prêt-à-porter Diorling – lancée à Londres, en 1968, par Jorn Landberg, directeur artistique de Christian Dior London –, elle propose une mode jeune et facile à porter, qui reflète l'esprit d'une société nouvelle guidée par la culture pop des Swinging Sixties. Le parcours en 13 salles révèle les éléments fondateurs de la haute couture : l'invention de l'allure Dior, la magie des toiles qui précèdent le choix des tissus, la technique essentielle à la construction de modèles ou encore le luxe de l'ornementation, dont la finalité est d'ennoblir la ligne à l'exemple du nœud, qui s'est prêté à une multitude de variations. Enfin, la variété des accessoires – chapeaux, sacs, gants, souliers, parfums – vient ponctuer la garde-robe d'une femme qui se décline du matin au soir.
Le créateur Soeren Le Schmidt à la maison du Danemark
Jusqu'au 19 juillet, la maison du Danemark, vitrine culturelle du pays (142 avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris) invite Soeren Le Schmidt. Cette icône de la mode scandinave et talent de la scène danoise présente une exposition où se rencontrent mode, responsabilité, innovation et héritage nordique, une vision actuelle de la création danoise : "J'ai toujours été animé par quelque chose de plus grand que la mode. Le vêtement est un langage mais la créativité ne connaît aucune limite."
À travers une sélection de robes de haute couture, principalement noires et blanches au design minimaliste et intemporel mais moderne, une projection vidéo inédite, de très belles photographies de mode en noir et blanc, des croquis et une installation retracent son processus créatif et dévoilent les coulisses de son univers. Le parcours revient sur les moments marquants de sa carrière, de ses défilés emblématiques à son tout premier blazer, tout en mettant en lumière sa réflexion sur la responsabilité créative et la durabilité dans la mode contemporaine. Entre archives personnelles, savoir-faire et innovation, c'est l'univers intime d'un créateur pour qui la mode est à la fois mémoire, vision et engagement.
"Gustavo Nazareno. How to Grow a Flower from a Supernova" à l'Opera Gallery
Jusqu'au 15 juillet, l'Opera Gallery (62 rue du faubourg Saint Honoré, 75008 Paris) présente How to Grow a Flower from a Supernova, une exposition consacrée aux peintures à l'huile et dessins au fusain de Gustavo Nazareno, si bluffantes que l'on pourrait croire que ce sont des photographies. Dans cette série d'œuvres se croisent héritage spirituel, haute couture et références célestes avec des jeux de lumière et d'ombres impressionnants. L'artiste brésilien fait dialoguer diverses sources d'inspiration : la cosmologie et les rituels des religions afro latines, la clarté de la photographie de mode d'Irving Penn, la structure théâtrale des vêtements élaborés par des couturiers tels qu'Alexander McQueen ou John Galliano ainsi que l'opulence et la richesse de l'art de la Renaissance et du Baroque. Avec pour inspiration des fables issues du panthéon des orixas, – divinités vénérées dans certaines régions d'Afrique et d'Amérique latine –, la série est pensée comme une offrande à Pomba Gira, entité féminine du candomblé, religion que pratique l'artiste.
"À ses yeux, le corps est un langage et les parures une source de pouvoir. Dans mon travail, elle représente la rencontre entre spiritualité, performance et beauté", explique-t-il. L'exposition aborde la mode comme un langage symbolique et structurel : "Ici, Nazareno étend le vocabulaire visuel qu'il a développé à travers la peinture de la Renaissance et l'imagerie de la haute couture à un cadre cosmologique plus large. Il approche, par ailleurs, les vêtements comme un mode de récit, en regardant la façon dont ils façonnent l'identité et communiquent sans paroles", analyse Marion Petitdidier, directrice d'Opera Gallery Paris.
Offene Fragen
- Quel sera l'impact à long terme de ces expositions sur les vocations dans les métiers d'art ?
- Comment ces événements influencent-ils la perception globale du luxe français à l'international ?




