Paris : une grande manifestation pour l'Iran interdite par la préfecture
Auf einen Blick
- La préfecture de police de Paris a interdit une manifestation prévue samedi, qui visait à dénoncer les violations des droits humains en Iran et à réclamer la libération des prisonniers politiques.
- Les organisateurs regrettent cette décision, invoquant un contexte tendu et un risque d'affrontements.
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Warum es wichtig ist
Une manifestation pour les droits humains en Iran, prévue à Paris, a été interdite par la préfecture de police invoquant un contexte tendu et un risque d'affrontements.
Les organisateurs attendaient des manifestants de toute l'Europe, afin de réclamer la fin des exécutions en Iran et la libération des prisonniers politiques. Dans son arrêté, la préfecture évoque un contexte "particulièrement tendu".
Le collectif Voix d'Iran annonce, vendredi 19 juin, que la préfecture de police de Paris a interdit une grande manifestation prévue samedi à Paris. Les organisateurs espéraient mobiliser 100 000 personnes venues de toute l'Europe, avec la présence attendue d'une trentaine de délégations parlementaires. Le rendez-vous était donné à 14 heures sur la place Vauban, près des Invalides (7e arrondissement), afin de "dénoncer les violations des droits humains" et de "réclamer l'arrêt immédiat des exécutions et la libération des prisonniers politiques", selon les mots de la porte-parole, Azadeh Alemi.
"Cette décision est intervenue malgré le respect de l'ensemble des procédures légales ainsi que les multiples échanges et la coordination menés avec la préfecture au cours des deux derniers mois", regrette dans un communiqué le collectif Voix d'Iran, qui regroupe plusieurs associations opposées à la République islamique. La marche, déclarée au nom de l'association Nouveaux Droits de l'homme, devait rallier la place Joffre via l'avenue de Tourville, le boulevard des Invalides, la rue de Grenelle et l'avenue de la Motte-Picquet à Paris.
La préfecture de police de Paris n'a pas répondu aux sollicitations de franceinfo. Son arrêté évoque notamment le "contexte national et international particulièrement tendu" et estime qu'il existe "un risque sérieux qu'à l'occasion de cette manifestation aient lieu des affrontements entre des militants aux opinions antagonistes de nature à troubler gravement l'ordre public". William Bourdon, avocat du collectif, annonce à franceinfo qu'un recours va être introduit au tribunal administratif de Paris. Il espère un examen dans l'après-midi de vendredi.
Les organisateurs ont annoncé une conférence de presse à la mi-journée. "Cette interdiction a été prononcée quelques heures après un entretien téléphonique entre Abbas Araghtchi, ministre des Affaires étrangères du régime des mollahs, et Jean-Noël Barrot", affirment-ils dans leur communiqué. "Le ministre n'a pas évoqué cette manifestation ou demandé son annulation", a réagi le Quai d'Orsay auprès de franceinfo, évoquant une "fausse allégation".
Offene Fragen
- Quelles seront les conséquences diplomatiques de cette interdiction ?
- Y aura-t-il d'autres manifestations prévues ?





