Présidentielle 2027 : François Bayrou appelle à une grande primaire du bloc central à la gauche
L'ancien Premier ministre met en garde contre un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon et suggère une primaire élargie, une idée rejetée par la gauche et incertaine à droite.
Auf einen Blick
- François Bayrou appelle le bloc central et la gauche à organiser une grande primaire pour éviter un second tour de présidentielle 2027 entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
- Cette proposition d'union de Bruno Retailleau au Parti socialiste se heurte au scepticisme et aux refus catégoriques des différents partis.
KI-generierte Zusammenfassung
Warum es wichtig ist
François Bayrou a suggéré l'organisation d'une primaire élargie allant de Bruno Retailleau au Parti socialiste pour la présidentielle 2027.
Il ne peut en rester qu’un. François Bayrou appelle à l’unité au sein du bloc central. L’ancien Premier ministre met en garde contre le « risque » d’un deuxième tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle 2027 dans un entretien au Figaro. Pour éviter ce duel « mortel pour la nation », le patron du MoDem souhaite l’organisation d’une grande primaire, de Bruno Retailleau au Parti socialiste. « Tous ceux qui rejettent les extrêmes doivent accepter d’organiser une compétition entre les candidats potentiels. Chacun défend sa vision de l’avenir et un vote le plus ouvert possible a lieu fin janvier ou début février pour décider », indique l’ex-maire de Pau. Mais ce type de primaire est-il vraiment envisageable ?
Pourquoi une telle proposition ?
Au sein du bloc central et de la droite, les candidatures se multiplient. Edouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau, Dominique de Villepin et David Lisnard sont déjà lancés dans la course à l’Elysée. D’autres y songent fortement, comme le patron de la région des Hauts-de-France Xavier Bertrand, voire Gérald Darmanin ou les anciens Premiers ministres Michel Barnier et Elisabeth Borne. Mais cet empilement de candidatures risque de provoquer un embouteillage au premier tour de la présidentielle.
« Il n’y a pas besoin d’avoir fait Sciences Po ou l’ENA pour comprendre que si ne serait-ce que deux ou trois de ceux-là y vont, on est morts ! », nous disait récemment un député Les Républicains. Dans les sondages, Marine Le Pen caracole en tête (34-35 %), et derrière, Jean-Luc Mélenchon n’a jamais été donné aussi haut à quelques mois d’une présidentielle (15 %), en passe de se qualifier pour le second tour.
Est-ce vraiment envisageable ?
Edouard Philippe et Gabriel Attal ont déjà indiqué qu’ils tenteraient de trouver « un processus de départage » avant le mois de février prochain. Mais l’idée de primaire, évoquée par le second, n’a pas du tout convaincu le maire du Havre, pour l’instant le mieux placé dans les enquêtes d’opinion. A droite, Bruno Retailleau martèle de son côté qu’il sera candidat jusqu’au bout, malgré les doutes en interne de certains cadres LR. Alors que la primaire de la droite et du centre semble déjà avoir du plomb dans l’aile, l’hypothèse de François Bayrou d’y ajouter la gauche socialiste paraît aujourd’hui inenvisageable. Elle est en tout cas rejetée par les principaux intéressés.
« C’est précisément en continuant à dire aux Français que la droite et la gauche ''c’est pareil'' que l’on fera monter l’extrême droite », balaie le député socialiste du Val-d’Oise, Romain Eskenazi. Même rejet du côté de Sacha Houlié, soutien de Raphaël Glucksmann. « Il faut être aveugle pour penser que la gauche de gouvernement peut s’accommoder d’un accord avec LR de Retailleau, et la dérive autoritaire du bloc central, qui sert de marche pied au RN, disqualifie aussi ces réflexions », évacue le député de la Vienne.
Romain Eskenazi reprend : « Après la censure de son gouvernement et son échec aux municipales à Pau, il est temps pour François Bayrou d’arrêter la politique. » Même au cœur de l’été, en pleines vacances des Français et des politiques, l’ancien Premier ministre cherche à exister. Mais comme lorsqu’il était à Matignon, il peine à convaincre.
Offene Fragen
- Comment le bloc central compte-t-il départager ses multiples candidats ?


