Samuel Paty : l'incapacité du commandement, cause directe de l'assassinat
Auf einen Blick
- Didier Lemaire, professeur de philosophie, dénonce l'incapacité du commandement comme cause directe de l'assassinat de Samuel Paty.
- Il critique le manque de protection du professeur face aux menaces islamistes, pointant la responsabilité de la proviseure, de la rectrice et du ministre.
KI-generierte Zusammenfassung
Warum es wichtig ist
Didier Lemaire, a philosophy professor, argues that the direct cause of Samuel Paty's assassination was the failure of leadership to protect the teacher. He draws a parallel with Marc Bloch's analysis of France's defeat in WWII, emphasizing the responsibility of command.
Didier Lemaire est professeur de philosophie. Pendant vingt, il a enseigné au lycée de la Plaine de Neauphle, à Trappes. Menacé pour avoir alerté sur la montée de l’islamisme, il a dû mettre en suspens sa carrière d’enseignant en février 2021.
«Quoi que l’on pense des causes profondes du désastre, la cause directe fut l’incapacité du commandement», écrivait Marc Bloch dans L’Étrange défaite, quelques mois après que la France se soit enfoncée dans le déni et que nos généraux, faute d’avoir anticipé les conditions de la guerre moderne, aient mené notre armée au désastre. Qui donc s’abritera, aujourd’hui, derrière je ne sais quel «fatal engrenage» ou derrière «l’institution» pour éviter de poser la question de la cause directe de l’assassinat de Samuel Paty ?
Passer la publicité
D’abord, il y a un professeur d’histoire qui remplit sa mission – celle qui n’est plus, en réalité, la mission des enseignants – de façon exemplaire : instruire. Il cherche à faire naître chez ses jeunes élèves le goût de la réflexion. Il s’efforce de développer leur faculté de juger pour les préparer à
devenir des citoyens. Pour ce faire, dans son cours prévu au programme sur la liberté d’expression, il s’appuie sur des documents pédagogiques validés par le ministère. Des islamistes lui reprochent – sincèrement, faut-il le dire ? – une provocation. Ses collègues, sa proviseure, la rectrice de l’Académie de Versailles, sous l’autorité du ministère de l’Éducation nationale portent cependant, d’une manière plus ou moins ouverte, le même soupçon contre lui : le soupçon d’islamophobie, soupçon qui empeste la mauvaise conscience et la honte de ce que nous sommes. Or, sans ce
soupçon, il est évident que le professeur aurait été protégé et qu’il n’aurait pas été tué.
C’est un manquement, à tous niveaux de la chaîne hiérarchique, qui fut la cause directe de l’abandon du professeur.
Didier Lemaire
Il faudrait être vraiment aveugle pour ne pas voir que la cause directe de l’assassinat du professeur Samuel Paty fut l’incapacité de ceux qui commandent à prendre leurs responsabilités : la proviseure,
en recevant un imam dans son lycée et en imputant au professeur un «incident grave», la rectrice, en déléguant un référent laïcité qui porta l’accusation contre le professeur, le ministre, en restant spectateur alors qu’il savait que Daech avait déclaré, après la tuerie du Bataclan, que sa priorité était de s’attaquer à l’école publique française. C’est ce manquement, à tous niveaux de la chaîne hiérarchique, qui fut la cause directe de l’abandon du professeur. Un abandon qui se poursuit d’ailleurs puisque notre association, Défense des serviteurs de la République, accompagne des enseignants menacés qui se retrouvent dans des situations similaires à celle qu’a vécue Samuel Paty.
Offene Fragen
- What specific measures were taken by the proviseure and rectrice that contributed to the lack of protection?
- What was the minister's specific knowledge regarding Daech's threats against the French school system?
- What are the ongoing situations of other threatened teachers mentioned by the association Défense des serviteurs de la République?





