Sénégal : la répression des personnes LGBT+ s'intensifie
Auf einen Blick
- Au Sénégal, la loi contre l'homosexualité, durcie en mars, entraîne une répression accrue des personnes LGBT+.
- Latyr, un homme de 30 ans, témoigne de sa peur d'être arrêté, suite à l'interpellation de ses amis et à l'échange de messages à caractère sexuel.
KI-generierte Zusammenfassung
Warum es wichtig ist
Depuis le durcissement de la loi contre l'homosexualité en mars, les relations entre personnes de même sexe sont passibles de cinq à dix ans de prison au Sénégal.
« Je ne sais pas si vous me trouverez libre. Les gendarmes se rapprochent de moi. On ne peut pas fuir son destin », écrit Latyr (le prénom a été modifié), à la veille de notre entretien prévu à Dakar et dont les détails, comme ceux de nos autres rencontres, seront tus par mesure de sécurité.
Les jours précédents, ce trentenaire avait pris l’habitude de confier ses inquiétudes face à la répression inédite menée à l’encontre des personnes LGBT+ au Sénégal.
Dès notre première prise de contact sur la messagerie chiffrée Signal, facilitée par un Sénégalais exilé en Europe, Latyr a voulu témoigner de son « calvaire », pour que le monde « sache ». Parler – sous anonymat – était aussi une façon de laisser une trace « au cas où » sa liberté lui serait confisquée.
Car depuis le durcissement de la loi contre l’homosexualité voté en mars, les relations entre personnes de même sexe sont passibles de cinq à dix ans de prison au Sénégal, qui les considère comme des « actes contre nature », contre un à cinq ans auparavant.
Latyr pense son « tour arrivé » après l’interpellation de l’un de ses amis. Cette fois, il craint que les gendarmes ne remontent jusqu’à lui grâce à des messages à caractère sexuel échangés en 2025.
Combien d’amis a-t-il perdus ? Latyr ne tient plus les comptes exacts. Sans doute une « dizaine » depuis février. Certains d’entre eux sont enfermés dans les prisons sénégalaises, d’autres ont fui en Gambie ou au Maroc.
Offene Fragen
- Combien de personnes ont été arrêtées au total ?
- Quelles sont les garanties pour les droits des personnes LGBT+ ?
- Quelle est la réaction de la communauté internationale ?





