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Syrie : la souveraineté contestée d'Ahmed al-Charaa
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Syrie : la souveraineté contestée d'Ahmed al-Charaa

Auf einen Blick

La souveraineté syrienne sous Ahmed al-Charaa est contestée par la présence de forces étrangères (Israël, Russie, Turquie) et la menace persistante de groupes comme l'État islamique, malgré des avancées judiciaires et des alliances internationales.

KI-generierte Zusammenfassung

Warum es wichtig ist

La souveraineté du territoire syrien sous le nouveau régime d'Ahmed al-Charaa est contestée par la présence de forces militaires étrangères et la menace de groupes comme l'État islamique.

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La souveraineté du territoire syrien n'est pas encore complètement à la main d'Ahmed al-Charaa. Plusieurs forces militaires étrangères campent toujours dans le pays. Les Israéliens, d'abord, qui, dès la chute du régime de Bachar el Assad, ont avancé militairement à partir du plateau du Golan et soutiennent une importante faction druze dans la région de Soueïda, dans le sud-est du pays. Une faction en rupture avec les nouvelles autorités de Damas.

Les Russes, ensuite, qui, après avoir fait mine de partir, sont revenus sur les bases qu'ils occupaient sous Bachar el Assad. Un retour qui s'est toutefois opéré en accord avec le nouveau régime. La Russie ne semble pas nourrir d'ambitions territoriales en Syrie, mais cherche à conserver des bases lui permettant de projeter ses forces armées en Méditerranée et en Afrique.

La Turquie, enfin, alliée militaire d'Ahmed al-Charaa pendant la guerre civile, épaule le nouveau régime, notamment sur le plan militaire. Mais son objectif reste surtout de réduire les factions kurdes du nord et du nord-est syrien. Pour cela, la Turquie dispose toujours d'une soixantaine de points d'appui et de bases militaires dans le nord syrien.

Une situation sécuritaire encore très précaire

Les affrontements interconfessionnels qui avaient fait des milliers de morts en 2025 ne se sont pas renouvelés. Les violences visant les communautés alaouites sur la côte, ou encore les Druzes et les Bédouins dans le sud du pays, ont cessé. Les autorités de Damas viennent par ailleurs d'annoncer le renvoi devant les tribunaux de plusieurs personnes issues de leurs propres rangs, responsables des exactions visant les Druzes dans la province de Soueïda en 2025. Le signe qu'un système judiciaire commence à fonctionner.

Mais d'autres acteurs déstabilisants, comme le groupe État islamique, sont toujours présents. Jeudi 2 juillet, un attentat à l'explosif dans un café près du palais de justice de Damas a fait 10 morts et 21 blessés. Il n'a pas été revendiqué, mais plusieurs autres attaques menées depuis la mi-juin l'ont été par l'organisation jihadiste : un bus transportant des employés du ministère de la Défense, des camions citernes, un quartier général militaire régional et même un juge ont été visés. Les jihadistes visent manifestement les nouvelles structures institutionnelles du pays.

Selon le gouvernement syrien, plusieurs tentatives de réimplantation en Syrie du Hezbollah libanais ont été déjouées ces dernières semaines. Le gouvernement d'Ahmed al-Charaa est, en l'état, aidé par plusieurs acteurs internationaux avec lesquels il a repris langue, comme le Liban, les États-Unis ou la Jordanie. En mai, l'aviation jordanienne a ainsi bombardé au moins six implantations de fabrication de Captagon dans la zone druze en Syrie, une amphétamine dont la production finançait le régime de Bachar el Assad.

Quant au groupe État islamique, son chef a été visé début juin par une frappe américaine dans le nord-ouest de la Syrie. Dans les deux cas, ces interventions ont été menées en parfaite intelligence avec le gouvernement d'Ahmed al-Charaa, qui a probablement fourni le renseignement opérationnel pour traiter ces cibles.

Worauf zu achten ist

KI-Ausblick — Möglichkeiten, keine Fakten

  • L'État islamique continuera de cibler les institutions syriennes.

    Wahrscheinlich · Innerhalb von Monaten

  • Les interventions internationales en Syrie se poursuivront.

    Sehr wahrscheinlich · Innerhalb von Monaten

Offene Fragen

  • Quelle sera l'issue des tensions entre les forces étrangères ?
  • Comment le gouvernement syrien gérera-t-il la menace de l'EI ?
  • Quel sera l'impact des alliances internationales sur la stabilité ?

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This article was originally published by France Info.

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