Trump, Versailles et l'Iran : une rhétorique de « winner »
Auf einen Blick
- Donald Trump utilise le symbole de Versailles pour qualifier son accord avec l'Iran, le présentant comme un succès majeur.
- L'article analyse cette rhétorique en la comparant à des traités historiques signés dans ce lieu.
KI-generierte Zusammenfassung
Warum es wichtig ist
Donald Trump utilise le symbole de Versailles pour qualifier son accord avec l'Iran, le présentant comme un succès majeur. L'article analyse cette rhétorique en la comparant à des traités historiques signés dans ce lieu.
Versailles, « c’est pas du plaqué or, c’est du lourd ». Prononcée quelques heures avant la signature du protocole d’accord avec l’Iran, la phrase n’est pas tirée d’un dialogue d’Audiard. C’est du Trump ! Le président américain assure à sa base, tout en subtilité, comme à son habitude, que son deal est en « or massif », alors qu’il vaut en réalité à peine la feuille de papier sur laquelle il a été signé. Au-delà du décorum, auquel il est si sensible, le symbole de Versailles ne lui a pas échappé. Projection de la puissance du Roi-Soleil, c’est le lieu où l’on signe la « paix des vainqueurs ». Il serait donc bien le « winner » de la guerre d’Iran, malgré ce que laissent entendre les cris de victoire des gardiens de la révolution de Téhéran.
L’Iran vrai vainqueur
En 1783, le traité de Versailles, signé avec le roi George III, avait mis fin à la guerre d’indépendance des États-Unis. Le traité de Versailles de 1919, avec les réparations imposées aux Allemands, symbolise l’humiliation que Trump…




