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Ukraine denies targeting students, claims military strike in Starobilsk
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France Info25.05.2026Welt3 dk okumaFrance

Ukraine denies targeting students, claims military strike in Starobilsk

Auf einen Blick

  • Ukraine denies targeting students in Starobilsk, claiming a military objective.
  • Russia accuses Ukraine of a drone strike on a technical college, leading to a massive retaliatory attack.
  • Russia brought journalists to the site, framing it as a war crime.

KI-generierte Zusammenfassung

Warum es wichtig ist

Ukraine denies targeting students in Starobilsk, claiming a military objective. Russia maintains its accusations regarding a drone strike on a technical college in the Russian-occupied Lougansk region. Russia launched a large-scale retaliatory attack on Ukraine.

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L'Ukraine dément avoir visé des étudiants et affirme avoir visé une cible militaire, lors de son attaque du vendredi 22 mai. Mais Moscou maintient ses accusations concernant cette frappe de drones sur des bâtiments d'un lycée technique de Starobilsk, dans la région ukrainienne de Lougansk occupée par les Russes. Ils ont donc lancé, tôt dimanche 24 mai, une attaque de grande ampleur (90 missiles et 600 drones) en représailles, faisant 21 morts et plus de 40 blessés. Les autorités russes ont aussi décidé dimanche d'emmener à Starobilsk une cinquantaine de journalistes, dont une quinzaine de médias occidentaux, notamment franceinfo.

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C'est une opération assez inhabituelle. La Russie rechigne à donner des accès en Ukraine occupée, mais là, les journalistes étaient les bienvenus, pour un voyage express dans la république de Lougansk. Plus précisément dans la petite ville de Starobilsk, où un lycée technique a été partiellement détruit par des frappes de drones ukrainiens. Les victimes étaient des étudiants qui dormaient dans les chambres situées au-dessus des salles de classe, nous avons été guidés sur place dans les décombres par une enquêtrice du comité d'enquête. Un service spécial sous la responsabilité directe du Kremlin.

"Nous nous trouvons au cinquième étage de l'immeuble, indique-t-elle au cours de la visite. C'est sur le toit qu'un drone ukrainien s'est écrasé, blessant et, malheureusement, tuant des enfants. Regardez, on voit encore ici les traces d'une main ensanglantée."

"C'est ici que ces enfants menaient une vie heureuse, paisible et faisaient des projets d'avenir."

une enquêtrice du comité d'enquête russe

à franceinfo

L'enquêtrice ne cherche pas à dissimuler son émoi, ajoute des commentaires. L'objectif est clair : jouer sur l'émotion, et montrer que, contrairement à ce qu'affirme Kiev, c'est bien un établissement scolaire qui a été visé. Le site ressemble clairement à un dortoir de lycée, pas à un site militaire et cet endroit est bien référencé comme étant ce qu'on appelle un "collège technique" en Russie.

Il est probable que l'armée ukrainienne ait commis une erreur, mais on ne peut pas non plus écarter totalement la possibilité qu'il y ait eu dans le bâtiment, en plus des étudiants, des opérateurs de drones en formation, comme certains l'affirment côté ukrainien. Pour les Russes, en tout cas, les choses sont claires : "C'est un crime de guerre", nous a affirmé Yana Lantratova, la commissaire aux droits de l'homme qui avait été envoyée sur place par Moscou.

"Est-ce que ça a l'air d'être une mise en scène ?"

L'objectif de prendre à témoin la cinquantaine de journalistes rassemblés, avec la complicité des médias d'Etat russes, qui nous ont assaillis de questions. "Donnez-nous votre avis de journalistes, de collègues. Est-ce que ça a l'air d'être une mise en scène ?", interrogent-ils en français.

"Est-ce qu'il y a quelque chose qui vous a choqués, peut-être ?"

Un journaliste russe

à franceinfo

Côté russe, cette stratégie d'utiliser les journalistes occidentaux comme des représentants du pouvoir de leur pays est assez classique. Pendant qu'ils étaient sur place, et alors que les télés russes diffusaient déjà les premières images, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe disait espérer que cette présence montre à Emmanuel Macron quelles étaient les conséquences de son soutien à l'Ukraine. Tout cela était très orchestré.

Moscou utilise ce fait de guerre pour justifier une riposte massive sur l'Ukraine qui a eu lieu dans la nuit de samedi 23 à dimanche 24 mai. Les frappes russes tuent des civils ukrainiens quotidiennement, et pourtant, "lorsque notre pays riposte, les frappes visent toujours des cibles militaires, notre pays respecte toujours les normes du droit international et notre président est toujours prêt à négocier", assure la commissaire russe aux droits de l'homme Yana Lantratova.

Ce discours est évidemment contredit par les faits et illustre la difficulté de les isoler derrière le brouillard de la guerre. Ce qui s'est passé à Starobilsk était peut-être une erreur, une bavure, un crime de guerre de l'armée ukrainienne, mais il est clair aussi que ces frappes sont largement utilisées par la Russie pour justifier sa stratégie et éventuellement dissimuler ses propres crimes de guerre.

Worauf zu achten ist

KI-Ausblick — Möglichkeiten, keine Fakten

  • Further investigations into the Starobilsk incident by international bodies.

    Möglich · Innerhalb von Monaten

  • Continued use of such incidents by Russia for propaganda and justification of military actions.

    Sehr wahrscheinlich · Laufend

Offene Fragen

  • Was the Starobilsk technical college a legitimate military target or a civilian site?
  • Was the drone strike an intentional targeting of students or a mistake?
  • What is the true extent of casualties and damage from the Russian retaliatory strikes?
  • To what extent is Russia using the Starobilsk incident for propaganda purposes?

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This article was originally published by France Info.

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