Un an après l'incendie dévastateur de l'Estaque, les sinistrés peinent à reconstruire
Auf einen Blick
Un an après un incendie qui a ravagé 750 hectares et touché 90 maisons à Marseille, les sinistrés font face à une reconstruction lente et difficile, marquée par des batailles d'experts et des surcoûts importants.
KI-generierte Zusammenfassung
Warum es wichtig ist
Un incendie d'origine criminelle, parti d'une voiture en feu sur l'autoroute, a ravagé L'Estaque à Marseille il y a un an, détruisant une cinquantaine de maisons et brûlant 750 hectares. Les sinistrés attendent toujours leur indemnisation.
Alors que les pompiers sont toujours mobilisés dans les Pyrénées-Orientales et dans la Drôme, le risque d'incendie est encore très élevé, mercredi 8 juillet, sur une partie du pourtour méditerranéen. Dans les Bouches-du-Rhône, il est même extrême par endroits, alertent les pompiers, à cause d'un pic caniculaire et du mistral.
De la chaleur, du vent, c'est dans ces conditions qu'il y a un an jour pour jour, un incendie s'était propagé jusque dans Marseille, le 8 juillet 2025 : 750 hectares brûlés et 90 maisons touchées par les flammes à l'Estaque, dans les quartiers nord, dont une cinquantaine détruites. Un an après, les sinistrés sont encore très marqués par ce feu. Pour eux, la reconstruction est lente et difficile.
Sur les hauteurs de l'Estaque, Mireille ouvre le portail qui menait il y a un an encore à sa maison. Une maison au milieu d'une pinède, achetée par ses arrière-arrière-grands-parents. Aujourd'hui, c'est un terrain vague. "C'était notre petit paradis qui s'est enflammé, on n'a plus rien", raconte-t-elle.
Il y a un an, le feu est arrivé par la colline à la vitesse d'un homme qui court. Mireille aurait aimé sauver une photo de sa mère, mais tout est parti en cendres, la maison a dû être rasée, explique son mari Alain. "On a perdu soixante ans de vie, résume-t-il. C'était le véritable capharnaüm à l'intérieur. Les murs avaient éclaté, le plancher s'était effondré, il n'y avait plus de toiture… C'était affolant à voir."
Le couple de retraités attend toujours l'indemnisation de l'assurance pour lancer le chantier de reconstruction, mais c'est une bataille d'experts entre l'assurance du propriétaire de la voiture qui s'est enflammé sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute, à quelques kilomètres d'ici, et l'assurance des collectivités, qui n'ont pas bien débroussaillé le bord des routes, explique Alain. Depuis un an, tout est sans cesse repoussé. "On m'a dit : 'Pour l'indemnité, vous allez le savoir le 20 juin", puis 'ah non, on a encore besoin d'une réunion, on va la faire début juillet', 'ah non, la réunion n'est plus début juillet, elle sera début août !' Ça devient dur parce qu'on est à l'arrêt. Et on attend, on attend, on attend..."
À bientôt 80 ans, "que laissera-t-on en héritage", se demande le couple. Ils sont hébergés depuis un an aux frais de l'assurance. Trois de leurs enfants ont aussi perdu une partie de leurs maisons dans les flammes. Dans le lotissement voisin, où neuf maisons sur dix ont brûlé, les travaux ont commencé chez Marie-Blanche, l'indemnité est tombée il y a un mois, mais elle ne prend pas en compte les nouveaux matériaux imposés désormais par le plan prévention incendie. "Sur notre toiture, on a mis la plaque spéciale et des tuiles spéciales, décrit-elle. On a calculé qu'on avait environ 9 000 euros de surcoût, et c'est pareil quand on va mettre les volets, 10 000 euros de surcoût. Ça vide les comptes d'épargne. Nous, on est retraités, on n'est pas Rothschild, on n'est pas super fortunés."
Un peu plus bas dans le quartier, Coralie, boulangère, nous accueille dans son appartement provisoire. Elle aussi attend la reconstruction de sa maison brûlée, et en plus du casse-tête administratif, il y a une forme de culpabilité de ne pas avoir anticipé le risque en s'installant ici. "À aucun moment, on s'est dit que le feu pouvait descendre si bas pour être vraiment dans la ville comme ça, lance-t-elle. Maintenant, on se dit qu'il faut s'adapter, la planète se réchauffe, la végétation est cramée dès le mois de juin. Ce sont des conditions créées par le réchauffement climatique, et qu'est-ce qu'on fait vraiment pour s'équiper, pour lutter contre ça ? Pas grand-chose, j'ai l'impression."
Les services de l'urbanisme lui ont dit : la question n'est pas de savoir si cela va recommencer, mais quand. S'ajoute à ce stress la colère d'une partie des sinistrés, qui ne comprennent pas pourquoi les pompiers ont mis des heures à intervenir ici il y a un an. Une centaine de plaintes ont été déposées l'été dernier, notamment pour mise en danger de la vie d'autrui.
Worauf zu achten ist
KI-Ausblick — Möglichkeiten, keine Fakten
La lenteur administrative et les litiges d'assurance continueront de retarder la reconstruction.
Wahrscheinlich · Innerhalb von Monaten
Le risque d'incendie dans la région restera élevé en raison du changement climatique.
Sehr wahrscheinlich · Langfristig
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- Quand les sinistrés recevront-ils leur indemnisation ?
- Quelles mesures seront prises pour accélérer la reconstruction ?
- Comment les autorités gèrent-elles le risque accru d'incendie ?




