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Un joaillier de 71 ans raconte sa transition difficile vers la retraite
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Le Figaro Actualités16.5.2026Other1 Min. LesezeitFrance

Un joaillier de 71 ans raconte sa transition difficile vers la retraite

Auf einen Blick

Bernard, joaillier pendant 56 ans, partage sa difficulté à s'adapter à la retraite à 70 ans, décrivant ce passage comme une "petite mort" après une vie active et reconnue.

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Bernard n’est pas vraiment du genre à se laisser aller. Tous les matins, hiver comme été, cet habitant de Beausoleil, près de Monaco, va nager dans la Méditerranée. « Quand vous sortez de l’eau, vous êtes transfiguré », professe-t-il. Devenir quelqu’un d’autre, justement, n’a pas été évident pour cet homme de 71 ans, qui en a donné 56 à son métier de joaillier. Une profession embrassée « par défaut » à l’âge de 14 ans, mais devenue une passion, auréolée du prestige de grands noms. Van Cleef, Bulgari, FRED : les mains de Bernard ont travaillé pour les plus grandes maisons. Jusqu’à ce que l’âge brouille sa vue et entame la précision du geste, le contraignant à poser définitivement ses échoppes*, à 70 ans.

« J’exagère un peu, mais la retraite c’est une petite mort, estime-t-il. Vous avez une activité débordante, très prenante, qui vous fait côtoyer des milliers de gens. Vous représentez quelque chose à leurs yeux. Et puis d’un coup, vous basculez vers un monde passif, vous devenez anonyme. Le passage de l’un à l’autre va trop vite. On finit par penser qu’on ne sert plus à rien. » Difficile de tourner la page, quand, après une vie de travail acharné, le savoir-faire est devenu un savoir-être.

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This article was originally published by Le Figaro Actualités.

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