André est un idiot : Le documentaire déjanté sur les derniers instants d'un publiciste californien
En resumen
- André Ricciardi, un publiciste californien diagnostiqué d'un cancer du côlon de stade IV, documente ses trois dernières années dans le film "André est un idiot".
- Présenté à Sundance, le documentaire mêle humour mordant et témoignages poignants sur sa vie excentrique et sa lutte contre la maladie.
Resumen generado por IA
Por qué importa
André Ricciardi, un publiciste californien, a été diagnostiqué d'un cancer du côlon de stade IV après avoir négligé sa coloscopie de contrôle. Il a décidé de documenter ses derniers instants dans un film.
André est un idiot. Du moins, c'est ce qu'il pense après avoir été diagnostiqué d'un cancer du côlon de stade IV. Pourquoi ? Il a renâclé à effectuer sa coloscopie de contrôle prévue à 50 ans, et maintenant il va mourir.
Mais avant de passer l'arme à gauche, André compte bien documenter ses derniers instants sur Terre. Présenté au festival du film de Sundance où il a reçu le prix du public, André is an idiot est le fruit de cette initiative déjantée. À voir absolument au cinéma, à partir du 1er juillet.
André, c’est André Ricciardi, un publiciste californien visionnaire et impertinent sollicité par Nike, eBay, Google, Pepsi ou 20th Century Fox pour ses campagnes provocantes. Conscient que la maladie va l’emporter, il missionne son ami Tony Benna de réaliser un film sur les trois dernières années de sa vie.
"L’inspiration de ce film vient directement de son sujet, André. C’était un créatif brillant, aux goûts éclectiques et doté d’un sens de l’humour mordant", raconte le réalisateur et producteur. D’un documentaire sur le quotidien d’un malade, Anthony Benna fait le portrait d’un homme excentrique tantôt qualifié d'"unique" ou de "cinglé" par ses proches.
"La plus grosse bêtise de ma vie"
Le premier plan donne le ton. Face caméra André raconte une séance de masturbation à l’âge de 12 ans chez ses grands-parents. Un peu trop près du dessous de la table en formica de la cuisine, l'adolescent se retrouve avec le membre transpercé d’échardes. Cette expérience à la Philip Roth constituait aux yeux d'André "la plus grosse bêtise de [sa] vie". Mais ça, confie le cinquantenaire c’était avant d’avoir rechigné à effectuer sa coloscopie. Une faute presque vénielle tant la personnalité du publiciste est portée par l’optimisme et la rage de vivre.
D'une péripétie, André créé une aventure. À commencer par son mariage avec Janice, sa femme et mère de ses deux filles. Dans sa vingtaine, il accepte la proposition lancée à la volée d'une barmaid canadienne de réaliser un mariage blanc pour renouveler sa carte verte. À l’époque la Canadienne, Janice, et André sont déjà engagés dans des relations, mais le jeune homme accepte tenté par cette demande extravagante.
Le faux couple passe donc des soirées à "réviser" afin d'injecter de la crédibilité à leur relation jusqu'à participer à Newlyweds, un jeu télévisé dédié aux jeunes couples mariés - version américaine des Z'amours - pour convaincre les services de l'immigration. Grâce à un système de tricherie, ils remportent l'émission et un voyage aux Caraïbes, où André et Janice tombent amoureux pour de vrai sans plus jamais se quitter.
Des histoires invraisemblables comme celle-ci peuplent ce documentaire et dessinent les contours d'un homme à la personnalité unique. Mi Woody Allen, avec ses apartés face caméra, mi Steve Carell avec son timbre si semblable à la voix cassée et aiguë du héros de The Office, André raconte ses idées folles : acheter un pantalon de Kim Kardashian aux enchères pour cloner la star, lire l’intégrale des crimes de Charles Manson à sa fille, et même faire appel aux services d'un "death yell advisor", autrement dit un conseiller censé l'aider à trouver ses derniers mots.
Donner du sens
Cette vitalité et ce sens de l'humour, André les a mis au service de la publicité. "Dans la vie, on n’a le temps de devenir vraiment bon que dans une ou deux choses et moi, j’ai choisi la publicité. Mais qu’est-ce qui ne va pas chez moi, putain ? Quel gâchis de vie !", réalise-t-il après coup.
Avec ce film, il fait acte de repentance et utilise sa voix, non plus pour vendre, mais pour sensibiliser. D'abord avec une campagne de publicité préventive sur le cancer du côlon et son dépistage. Mais surtout grâce à son histoire, passé l'aspect comique, André is an idiot fait le portrait d'un malade dont on voit l'état de santé et le corps se dégrader au fil des années. Le documentaire donne la parole à sa femme Janice, aidante et héroïne de ce film. Mais aussi à ses filles, ses parents et son meilleur ami qui témoignent de la perte d'un proche.
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"Je pense qu'André nous transmet une leçon dans le film, et l'un des enseignements que j'en ai tirés est le suivant : meurs comme tu veux mourir", estime Tony Benna dans une interview à la radio NPR. André Ricciardi est décédé en décembre 2023, sans connaître le destin hors norme de son film qui a déjà conquis la critique et le public de Sundance et qui s'apprête à débarquer sur nos écrans.
La fiche
Genre : Documentaire
Réalisation : Anthony Benna
Avec : André Ricciardi, Kyan Khojandi (voix française)
Pays : U.S.A
Durée : 1h27
Sortie : 1er juillet 2026
Distributeur : Originals Factory
Preguntas abiertas
- Quel sera l'impact final du film sur la sensibilisation au cancer du côlon ?
- Comment la famille d'André a-t-elle vécu le tournage du documentaire ?




