Apprentis : deux tiers font des heures supplémentaires, 84% exposés à la pénibilité
En resumen
- Une étude de la Dares révèle que 67% des apprentis en France font des heures supplémentaires, avec des taux plus élevés dans les métiers de bouche.
- 84% sont exposés à au moins un facteur de pénibilité, mais la majorité reste satisfaite de son travail.
Resumen generado por IA
Por qué importa
Une étude de la Dares, service statistique du ministère du Travail, analyse les conditions de travail et la satisfaction des apprentis en France. L'étude se base sur une enquête menée auprès de plus de 8 000 jeunes en apprentissage.
Un rythme de travail souvent soutenu. Deux-tiers des apprentis préparant une formation de niveau CAP à Bac+2 font des heures supplémentaires, et 84% d'entre eux sont exposés à au moins un facteur de pénibilité, selon une étude de la Dares, le service statistique du ministère du Travail, publiée mercredi 17 juin. Ces apprentis se disent néanmoins très majoritairement satisfaits de leur travail, d'après cette même source.
Cette étude de la Dares se fonde sur les réponses à une enquête de plus de 8 000 jeunes, entrés en apprentissage en 2018 pour préparer une formation d'un niveau CAP à bac+2 et toujours en contrat durant l'année scolaire 2019-2020. Parmi eux, 67% ont déclaré faire des heures supplémentaires. Un taux qui monte à 71% pour les apprentis des métiers de bouche, avec des heures supplémentaires ne donnant jamais lieu à compensation pour un quart d'entre eux. "Les apprentis exerçant dans ces métiers font état de fortes contraintes horaires et d'un intense rythme de travail, avec un temps de repos court", souligne l'étude.
Une majorité d'apprentis exposés à un facteur de pénibilité
Les apprentis des métiers de bouche et de services aux particuliers sont également concernés par les horaires de travail atypiques, le samedi, le dimanche, tôt le matin ou tard le soir. En parallèle, 84% des apprentis interrogés sont exposés à au moins un facteur de pénibilité, 63% à plusieurs. Il s'agit notamment d'exposition à des fumées ou à des poussières, au bruit, à des températures élevées ou à des températures basses. Les taux d'exposition sont plus élevés pour ceux qui travaillent dans des entreprises petites ou moyennes, de moins de 250 salariés.
Malgré cette pénibilité, les apprentis affichent dans cette étude un haut niveau de satisfaction vis-à-vis du travail : 96% sont satisfait du métier exercé, 87% de leur bien-être physique au travail. Toutefois, 42% d'entre eux constatent devoir effectuer des tâches que personne d'autre ne veut faire. Le taux de satisfaction vis-à-vis du travail est moindre pour les apprentis de certains secteurs, comme la vente, la gestion et le secrétariat, avec des missions jugées plus souvent pas adaptées au diplôme préparé ou les services aux particuliers, avec plus de difficultés à concilier travail et formation.
Preguntas abiertas
- Quelles mesures pourraient améliorer les conditions de travail des apprentis ?
- Comment la pénibilité affecte-t-elle la poursuite de carrière des apprentis ?





