Canal+ CEO's 'Blacklist' Threat Sparks Outrage in French Cinema
En resumen
- Canal+ CEO Maxime Saada's threat to blacklist signatories of a tribune denouncing far-right influence in cinema has caused consternation.
- The list includes prominent actors and directors, sparking concerns about a 'blacklist' and freedom of expression.
Resumen generado por IA
Por qué importa
The Zapper Bolloré collective, comprising film professionals, published a tribune in Libération denouncing the "growing influence of the far-right" in cinema, citing Vincent Bolloré's role as a major shareholder in Canal+. In response, Canal+ CEO Maxime Saada threatened to blacklist the signatories.
Les menaces de représailles formulées dimanche 17 mai par le patron de Canal+, Maxime Saada, à l’encontre des 600 signataires de la tribune du collectif Zapper Bolloré (actionnaire de référence de Canal+) publiée le 11 mai dans Libération consternent la Croisette. La liste des signataires comprend notamment, chez les acteurs, Juliette Binoche, Adèle Haenel, Blanche Gardin, Anne Consigny, Louise Chevillotte, Clotilde Hesme, Sergi Lopez ou Samuel Kircher. Et du côté des réalisateurs, Dominik Moll, Nicolas Klotz, Louise Hémon, Arthur Harari, Raymond Depardon. Le collectif a revendiqué 1 000 noms supplémentaires lundi minuit, dont Robin Campillo et Nahuel Pérez Biscayart.
Les signataires, pour avoir dénoncé « l’emprise grandissante de l’extrême droite » dans le cinéma par l’intermédiaire de Vincent Bolloré, seraient désormais bannis de tous les films financés par le groupe, a menacé Maxime Saada, président du directoire de Canal+. Le spectre d’une « liste noire » touchant des centaines de professionnels inquiète et contribue à radicaliser les positions.
Gaëtan Bruel, le président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), a tenté de calmer les esprits en « regrettant » sur France Inter, lundi 18 mai, les propos de Maxime Saada. « Sur le plan de la liberté d’expression, ça pose question », a-t-il affirmé, tout en rappelant qu’il est « factuellement faux de dire que Canal aurait renoncé à soutenir toute la diversité du cinéma » et en appelant à se méfier des « prophéties autoréalisatrices ». Un appel à la mesure adressé aux deux camps.
Preguntas abiertas
- Will Canal+ actually enforce the blacklist?
- What are the legal ramifications of such a blacklist?
- How will this affect future film productions and funding in France?
- Will other industry bodies intervene further?





