Canicule en France : le réseau ferroviaire sous haute surveillance
En resumen
- La canicule s'étend en France, touchant 53 départements.
- Le réseau ferroviaire est sous surveillance accrue, avec des agents mesurant la température des rails et des caténaires pour prévenir les perturbations dues à la dilatation du métal.
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Por qué importa
La canicule s'étend en France, affectant 53 départements et dépassant les 40 degrés par endroits. Le réseau ferroviaire fait l'objet d'une surveillance particulière.
La canicule s'étend vendredi 19 juin en France, avec désormais 53 départements concernés par la vigilance orange de Météo France, et le cap symbolique des 40 degrés a été dépassé par endroits.
Conséquence directe : des dizaines de trains supprimés et des perturbations en pagaille. De nombreux équipements sont placés sous surveillance particulière, et notamment le réseau ferroviaire. 40% du trafic se concentre en Île-de-France, où 300 agents font des "tournées terrain", sur les 1200 agents déployés sur le territoire national.
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Direction le bord des voies, en Seine-Saint-Denis, à quelques centaines de mètres de la gare de RER du Stade de France, une portion qui n'a en rien été choisie au hasard. "On organise une opération de surveillance parce que la zone a été renouvelée en travaux récemment et n'a pas connu encore d'épisodes de forte chaleur, d'où la surveillance sur cette zone précise", explique Michaël Levasseur, dirigeant de l'unité de maintenance en signalisation de SNCF Réseau dans la zone de Paris, qui gère et entretient les infrastructures.
Une surveillance dès le mois de décembre
Concrètement, les agents mesurent la température des rails, dont le métal peut se dilater en cas de très forte chaleur, à l'aide d'un gros thermomètre. "Le thermomètre est dans le rail, détaille Michaël Levasseur. En journée, dès qu'on dépasse des températures supérieures à 30 degrés, le rail va monter à des températures supérieures à 50 degrés."
"Nos installations sont faites pour justement supporter ces températures."
Le directeur des opérations robustesse en Île-de-France, chez SNCF Réseau
à franceinfo
Les tournées de surveillance se concentrent précisément aux heures les plus chaudes de la journée, entre 13 heures et 19 heures, et les agents ne font pas que mesurer la température des rails. "On surveille la voie, surtout, et une partie de la caténaire, indique Benjamin Roux, directeur des opérations robustesse en Île-de-France, chez SNCF Réseau. La caténaire, c'est du fil de contact en cuivre qui permet d'alimenter le train, en 25 000 volts." Il n'y a pas de risque en cas de forte chaleur, "puisqu'on surveille les installations depuis l'hiver. On commence au mois de décembre et on s'arrête fin mai."
Un travail en profondeur mené donc en amont qui concerne aussi les 5 000 postes d'aiguillage du réseau en Île-de-France, censé éviter les mauvaises surprises quand surviennent les vagues de chaleur, alors que 6 000 trains circulent chaque jour à travers la région et transportent plus de cinq millions de voyageurs.




