Dame Felicity Lott, soprano, dies aged 86
En resumen
- Dame Felicity Lott, the renowned soprano known for her communicative good humor and dedication to French mélodie, has passed away.
- She announced her terminal cancer diagnosis in her final BBC interview, yet maintained her characteristic joy and appreciation for her career.
- Lott had a significant career in France, with her last stage production at Opéra Bastille in 2024 and her final recital in Paris in 2025.
Resumen generado por IA
Por qué importa
Dame Felicity Lott was a renowned soprano known for her joyful demeanor and significant contributions to French mélodie. Despite her illness, she maintained a positive outlook and expressed gratitude for her career. She had a strong connection to France, where she performed extensively throughout her career.
Elle avait érigé le rire en ultime élégance. Ne pouvant s’empêcher, même pour sa toute dernière interview à la BBC (où elle annonçait souffrir d’un cancer en phase terminale !), de distiller une bonne humeur communicative. Refusant qu’on la plaigne. Assurant continuer de s’amuser « comme une folle. » Et se réjouir d’avoir eu une carrière aussi magnifique, qui lui a permis de rencontrer « tellement de gens formidables. »
Telle était Dame Felicity Lott. Dans la vie comme dans son chant, elle savait chasser la morosité chez ceux qui l’écoutaient. Nous avions à plusieurs reprises eu la chance de la rencontrer, pour évoquer son parcours et son amour de la France. Car même si celle qui avait été anoblie par la Reine il y a trente ans s’était faite plus rare de ce coté-ci de la Manche depuis quelques années, elle restait très attachée à notre pays, où elle fit une grande partie de sa carrière. C’est d’ailleurs à Paris, à l’Opéra Bastille, que la soprano avait participé à sa dernière production scénique en 2024, endossant une ultime fois le rôle de la Duchesse de Crackenport, dans la reprise de la mythique production de La Fille du Régiment de Donizetti par Laurent Pelly, qu’elle avait créée sur cette même scène douze ans auparavant.
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Du rire aux larmes en une demi-mesure
C’est aussi à Paris qu’elle avait donné son dernier récital de mélodies, au printemps 2025, au Théâtre de l’Athénée. Elle y avait une nouvelle fois défendu le répertoire français, de Reynaldo Hahn à son cher Francis Poulenc, dont elle aura sans nul doute été l’une des ambassadrices les plus ferventes - son impayable « Nous voulons une petite sœur » restera à jamais dans les annales. « J’aime tout chez lui. Sa dualité, sa nostalgie, son amour pour Paris, pour votre langue, pour les poètes… Mais, par-dessus tout, sa capacité à passer du rire aux larmes en une demi-mesure », disait-elle au sujet de celui qui était devenu son compositeur fétiche. Au point d’accepter de présider l’association des Amis de Francis Poulenc.
La mélodie française, dans laquelle l’exotisme de son accent (qui contrastait avec son sens de la prosodie) la rendait irrésistiblement attachante, avait toujours fasciné cette admiratrice de Régine Crespin et Denise Duval, convertie à notre langue par une mère elle-même francophile, et qui l’obligeait à parler français pendant les repas. Née à Cheltenham, dans le Gloucestershire, Felicity Lott, qui se ferait plus tard surnommer, avec son légendaire sens de l’autodérision, « Flott », avait grandi dans une famille de musiciens amateurs. Piano, violon et chant choral avaient ainsi rythmé son enfance, jusqu’à ce que ses études de lettres françaises, à l’université de Londres, ne lui permettent de voyager de l’autre côté de la Manche, à Voiron, en Isère, en tant qu’assistante d’anglais.
C’est là que sa passion pour la musique la rattrape. Au conservatoire de Grenoble où sa première professeur de chant, lui fera prendre conscience de sa voix. De retour à Londres, elle se présente à la Royal Academy of Music puis enchaîne les débuts mozartiens : English national Opera (1974), Covent Garden (1976), puis Festival de Glyndebourne, avec lequel elle nouera une relation exceptionnelle, y chantant chaque été sans interruption entre 1976 et 1990 ! C’est là qu’elle fera ses débuts straussiens, sous la baguette de Bernard Haitink, dans Capriccio. Là, aussi, qu’elle incarnera en 1987 pour la première fois la Maréchale du Chevalier à la rose, qui lui vaudra plus tard quelques-uns de ses plus grands triomphes, de New York à Vienne, en passant par Paris.
Preguntas abiertas
- What was the exact date of Dame Felicity Lott's passing?
- What was the specific date of her final BBC interview?
- What was the exact age of Dame Felicity Lott at the time of her passing?





