Détroit d'Ormuz : "Une nouvelle réévaluation des risques doit être faite" avant la reprise de la navigation
En resumen
Un responsable syndical maritime français appelle à une "nouvelle réévaluation des risques" avant la reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz, craignant des problèmes de collision et de circulation.
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Por qué importa
Le détroit d'Ormuz est une voie maritime stratégique pour le commerce mondial, dont la navigation a été perturbée ces derniers mois.
Une "nouvelle réévaluation" des risques "doit être faite" avant toute reprise de la navigation dans le détroit d’Ormuz pour éviter "des problèmes de collision", souligne lundi 15 juin sur franceinfo Emmanuel Chalard, secrétaire général de la Fédération CGT des officiers de la marine marchande.
L’annonce d’un protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis laisse entrevoir une réouverture prochaine de cette voie stratégique pour le commerce mondial, une fois l’accord signé entre l’Iran et les États-Unis.
Mais, après plusieurs mois de paralysie, la prudence reste de mise : "Passer le détroit en toute sécurité, ce n’est pas toujours évident", pointe-t-il, évoquant la présence encore sur zone de "50 marins français, tout pavillons confondus". Le responsable syndical met en garde contre un afflux massif de navires à la sortie du Golfe. "Il y aura bousculade et un dispositif anticollision est à prévoir", d’autant que "des brouillages GPS" ont été constatés.
Les marins attendent des garanties
Au-delà du risque militaire, "le plus problématique, c’est de gérer ce flux extrêmement important de navires, en espérant que tout le monde respecte les règles", insiste-t-il, redoutant des "problèmes de circulation, de collision et de sécurité du trafic". Il pointe également les risques techniques après plusieurs mois d’immobilisation : "On n’est pas à l’abri d’une avarie ou d’une panne quelconque", même si "les navires ont été maintenus, même avec des effectifs réduits, en état".
Le président Emmanuel Macron a indiqué que la mission maritime internationale, initiée par Paris et Londres, était prête à accompagner la réouverture du détroit, notamment pour des opérations de déminage. Une présence jugée utile par Emmanuel Chalard "pour sécuriser les convois de navires civils". Les marins attendent des garanties opérationnelles avant tout départ. "On est soulagé et on va s’assurer que le protocole de sortie soit réévalué et clairement transmis au commandant, qui au final a la décision ultime", conclut-il.
Preguntas abiertas
- Quelles seront les garanties opérationnelles pour les marins ?
- Comment sera géré le flux massif de navires ?
- Quel sera l'impact des brouillages GPS ?




