Deux diplomates français agressés à Téhéran sont rentrés à Paris
En resumen
- Deux diplomates français, agressés et détenus pendant près de quatre heures à Téhéran par des officiers de sécurité iraniens, sont rentrés à Paris.
- Le ministre français Jean-Noël Barrot a affirmé qu'ils étaient ciblés pour leur soutien à la société civile iranienne, tandis que l'Iran a démenti l'agression.
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Por qué importa
Deux diplomates français, en mission de soutien à la société civile iranienne à Téhéran, ont été agressés, détenus et intimidés par des officiers de sécurité iraniens avant de rentrer à Paris.
Les deux diplomates français agressés à Téhéran sont rentrés mercredi à Paris, a indiqué jeudi le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, assurant qu'ils avaient été pris à partie en raison de leur mission de soutien à la société civile iranienne. «Ils sont rentrés à Paris hier et sont entourés de tout le soutien nécessaire après cette agression extrêmement grave et préméditée», a déclaré le ministre français, interrogé sur la radio France Inter.
Les deux diplomates «sous le choc» ne souhaitent pas retourner à Téhéran, a-t-il ajouté. «Ils continueront d'exercer leur mission jusqu'à son terme, mais depuis Paris». Ces deux diplomates étaient en poste à Téhéran. Leur mission consistait notamment à «développer des programmes de soutien à la société civile iranienne, aux étudiants, aux artistes, pour leur permettre de venir en mobilité dans des universités ou dans des résidences d'artistes», a expliqué le ministre.
«Détenus pendant près de quatre heures»
«C'est l'action de la France en soutien à la société civile iranienne», qui était visée à travers cette agression, a-t-il encore dit. Le «régime tente, par tous moyens, de décourager la France, de continuer à soutenir le peuple iranien, mais évidemment nous continuerons», a-t-il poursuivi. Dimanche, les deux diplomates, ont été «brutalement interpellés dans un lieu privé par des officiers de sécurité du régime», a détaillé M. Barrot.
Ils ont été «détenus pendant près de quatre heures, sans accès à leurs moyens de communication». Ils ont été «intimidés», et l'un d'eux pour l'un d'eux «violemment pris à partie, frappé». Les autorités iraniennes ont de leur côté démenti cette agression, affirmant que les diplomates n'avaient été que «brièvement interrogés» par les services de sécurité, après avoir participé à une «réunion avec plusieurs personnes recherchées par les autorités», selon une déclaration mercredi de Mohammad Tanhaei, du ministère iranien des Affaires étrangères, relatée par le média officiel Irib. Le pays est en guerre depuis l'offensive déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines.
Preguntas abiertas
- Quelles seront les conséquences diplomatiques à long terme de cet incident entre la France et l'Iran ?
- Quelle était la nature exacte de la "réunion" à laquelle les diplomates ont participé ?
- Comment la France compte-t-elle poursuivre son soutien à la société civile iranienne depuis Paris ?



