Ebola: Le risque d'importation du virus à Mayotte est "très faible"
En resumen
- Le risque d'importation du virus Ebola à Mayotte est "très faible", assure un médecin épidémiologiste.
- L'épidémie en RDC et Ouganda a causé 88 morts et 336 cas suspects.
Resumen generado por IA
Por qué importa
An Ebola epidemic, specifically the Bundibugyo variant, is currently affecting the Democratic Republic of Congo and Uganda, with dozens of deaths reported. While no specific treatment exists for this variant, vaccines are in the testing phase. There is a theoretical risk of importation to Mayotte due to migration patterns.
La situation est très sérieuse" en République démocratique du Congo et en Ouganda où les morts se comptent désormais par dizaines. Aucun traitement n'existe pour lutter contre le variant Bundibugyo d'Ebola qui sévit actuellement mais des vaccins sont en phase test, explique le médecin.
Radio France
Le risque de diffusion du virus Ebola à Mayotte est "très faible", assure lundi 18 mai sur franceinfo Éric d’Ortenzio, médecin épidémiologiste à l'agence de l'Inserm ANRS-Maladies infectieuses émergentes. L'épidémie qui frappe actuellement la République démocratique du Congo (RDC) et l'Ouganda a causé au moins 88 morts et 336 cas suspects, selon un dernier bilan de l'agence sanitaire de l'Union africaine (Africa CDC) samedi.
À lire aussi
"La situation est très sérieuse pour la région", souligne Éric d’Ortenzio. Cependant, le médecin épidémiologique se veut rassurant sur le risque d'exportation d'Ebola en dehors du continent africain. L'infectiologue Xavier Lescure, responsable de la mission nationale de Coordination opérationnelle du risque épidémique et biologique (Coreb), alertait samedi sur franceinfo sur un "risque théorique" d'importation du virus à Mayotte, "porte d'entrée d'une migration, parfois illégale, qui vient de la région des Grands Lacs".
"Lors de l'épidémie de 2014-2016 en Afrique de l'Ouest, il y avait eu plus de 28 000 cas et seul une dizaine de cas exportés en dehors de l'Afrique : quatre aux États-Unis, deux en Espagne, deux au Royaume-Uni et deux en France", précise-t-il. Il s'agissait "de soignants qui prenaient en charge des malades qui avaient été infectés et rapatriés dans leur pays". "La prise en charge et l'isolement des malades se font assez rapidement", ce qui avait alors permis d'éviter une propagation du virus.
Si aucun traitement ni vaccin n'existent pour l'heure pour ce variant Bundibugyo d'Ebola, "il y a des candidats vaccins [en phase de test] qui sont à un stade précoce, qui vont peut-être pouvoir être évalués pendant cette épidémie", précise Éric d’Ortenzio. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclenché dimanche son deuxième niveau d'alerte internationale le plus élevé face à cette nouvelle épidémie.
Preguntas abiertas
- When will the test vaccines be available for evaluation?
- What are the specific migration routes that pose a risk to Mayotte?
- What measures are being taken to prevent the spread of Ebola in Mayotte?






