François Bayrou plaide pour une grande primaire pour éviter un duel Mélenchon-Le Pen en 2027
Face au risque d'un second tour entre extrêmes en 2027, le président du MoDem propose l'organisation d'une primaire ouverte de la gauche sociale-démocrate aux gaullistes d'ici février.
En resumen
Face au risque d'un second tour Mélenchon-Le Pen en 2027, François Bayrou plaide pour une grande primaire regroupant tous les démocrates réformistes, allant du PS social-démocrate aux gaullistes, afin de désigner un candidat unique d'ici février.
Resumen generado por IA
Por qué importa
François Bayrou réagit à la perspective de l'élection présidentielle de 2027 et propose l'organisation d'une primaire pour départager les candidats du camp centriste et réformateur.
Face au "risque" d'un second tour Mélenchon-Le Pen en 2027, l'ex-Premier ministre et président du MoDem François Bayrou a plaidé, dans un entretien accordé dimanche 10 août au Figaro, pour une grande primaire de "tous ceux qui rejettent les extrêmes", afin de désigner un candidat unique d'ici février. Pour lui, "le risque maximum, c'est un deuxième tour entre l'extrême droite et l'extrême gauche", et cette "catastrophe" se produira "si nous ne portons pas au deuxième tour un candidat capable de rassembler tous les démocrates réformistes".
Or, selon le patron du MoDem, soutien d'Emmanuel Macron en 2017 et 2022, aucun des prétendants déclarés au sein de cet espace politique n'est aujourd'hui en mesure de fédérer aussi largement. Pas même Edouard Philippe, pourtant le mieux placé dans les sondages : "Il défend sa position, c'est légitime. Mais qui porte le profond renouvellement attendu ? ", regrette-t-il.
"Si ça ne se fait pas par un accord large, ça se fera par effraction"
Lui-même trois fois candidat à l'Elysée, l'ex-maire de Pau (Pyrénées-Atlantiques) considère donc que "tous ceux qui rejettent les extrêmes doivent accepter d'organiser une compétition entre les candidats potentiels (...) du Parti socialiste, dans sa version sociale-démocrate, jusqu'aux gaullistes". Une grande primaire lors de laquelle "chacun défend sa vision de l'avenir et un vote le plus ouvert possible (...) fin janvier ou début février pour décider", ce qui laissera au lauréat "deux mois pleins de campagne", bien assez pour remporter un scrutin qui "se joue à la fin, parfois la dernière semaine", selon François Bayrou.
Dans le cas contraire, faute d'une méthode pour départager les postulants, "si ça ne se fait pas par un accord large, parce que tout le monde est déraisonnable, ça se fera par effraction, par bousculade", prédit-il. Quoi qu'il en soit, "tous ceux qui veulent se présenter doivent maintenant s'exprimer" d'ici septembre, car "la période des présentations, c'est la rentrée", avant "la décantation et la confrontation". "Il faut sortir de l'ambiguïté générale. (...) Il est temps d'y voir clair", insiste le leader centriste, qui énumère une liste de personnalités aux intentions plus ou moins claires, de Bernard Cazeneuve à Michel Barnier, en passant par Xavier Bertrand et Bruno Le Maire, jusqu'à François Baroin et Yaël Braun-Pivet.
Au passage, il vante les mérites de l'ex-commissaire européen Thierry Breton, "enraciné dans la grande famille démocrate et réformatrice" mais qui "n'a pas appartenu au pouvoir sortant" et qui dispose d'une "capacité à réunir très largement en raison de son expérience".
Qué observar
Perspectiva de IA — posibilidades, no hechos
Les prétendants à la présidentielle devront s'exprimer d'ici septembre.
Probable · En meses
Preguntas abiertas
- Quels candidats accepteront de participer à cette primaire ?
- Comment sera organisée concrètement cette compétition ?




