Hope, le nouveau film de Na Hong-jin, présenté à Cannes
En resumen
- Le réalisateur sud-coréen Na Hong-jin présente "Hope" en compétition à Cannes.
- Ce thriller intense, situé près de la zone démilitarisée coréenne, suit un policier enquêtant sur des massacres étranges.
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SÉLECTION OFFICIELLE - EN COMPÉTITION
C’est une déflagration que Na Hong-jin fait résonner sur la Croisette avec la présentation de Hope au tournant de la première semaine de compétition cannoise. Soit une ébouriffante chasse au monstre, d’une férocité ravageuse, d’une intensité redoutable et d’une grande puissance de feu. Dans la photo de famille du cinéma de genre sud-coréen, Na Hong-jin n’est pas le profil plus identifié – moins en tout cas que Park Chan-wook, président du jury, qui aura à statuer sur l’opus de son compatriote. Mais des quatre longs-métrages qu’il a réalisés en près de vingt ans, certains thrillers comme The Murderer (2010) ou The Strangers (2016), belles réussites, atteignaient des niveaux de tension déjà exceptionnels. Hope marque son retour après dix ans, et l’on comprend pourquoi devant cette pochette-surprise remplie jusqu’à ras bord, folle machine de cinéma lancée sur les brisées du blockbuster d’action.
Nous sommes à Hopo, une petite ville portuaire (fictive) égarée à proximité de la zone démilitarisée entre les deux Corées, où l’on trouve encore d’anciens panneaux de propagande, avec des slogans comme « Protégez votre patrie ». En travers d’une route de campagne, un bœuf est retrouvé mort par une bande de chasseurs, avec des entailles effroyablement profondes sur la carcasse. Un policier municipal, le lieutenant Seok (Hwang Jung-min), lunettes noires et veste en cuir noir, patrouille en ville à la recherche d’une quelconque bête sauvage. Sur place, il découvre des scènes de sinistres massifs, comme si un bulldozer avait traversé les rues et bâtiments.




