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Iran-US negotiations: Iranian delegation to meet mediators in Doha
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Le Figaro Actualités01.07.2026Mundo4 dk okumaFrance

Iran-US negotiations: Iranian delegation to meet mediators in Doha

En resumen

  • An Iranian delegation will meet mediators in Doha on Wednesday for talks with Washington, but Iran insists on no direct negotiations with the US.
  • American envoys are also in Doha to discuss Iran and Lebanon.

Resumen generado por IA

Por qué importa

Une délégation iranienne doit rencontrer des médiateurs à Doha pour des négociations avec Washington, alors que les tensions persistent suite à des échanges de frappes.

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Une délégation iranienne doit rencontrer des médiateurs mercredi à Doha dans le cadre des négociations avec Washington pour mettre fin à la guerre, selon les autorités iraniennes qui soulignent leur refus de négociations directes avec les États-Unis.

Des émissaires américains sont arrivés mardi à Doha pour des discussions sur l'Iran avec des médiateurs qataris. L'Iran a lui aussi annoncé l'envoi cette semaine d'une délégation au Qatar, mais exclu tout contact direct avec les responsables américains, après des échanges de frappes qui ont menacé de faire voler en éclats la trêve.

Witkoff et Kushner à Doha

Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, hommes de confiance du président Donald Trump, sont arrivés à Doha pour discuter avec des responsables qataris de l'Iran et de la situation au Liban, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed al-Ansari. «À ma connaissance, aucune rencontre directe n'est programmée entre les deux parties (américaine et iranienne) dans les prochains jours», a-t-il néanmoins ajouté. Lundi, Donald Trump avait laissé entendre que des discussions entre Washington et Téhéran devaient se tenir mardi. «L'Iran a une réunion. Elle aura lieu demain (mardi) à Doha», avait-il affirmé.

Après avoir d'abord démenti toute réunion, la diplomatie iranienne a confirmé lundi l'envoi d'une «délégation d'experts» cette semaine à Doha, menée par le vice-ministre des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi. Une première réunion est prévue avec les médiateurs mercredi selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. Mais «dans les prochains jours, nous ne négocierons pas avec la partie américaine, à aucun niveau», a-t-il insisté.

Les États-Unis et l'Iran se sont à plusieurs reprises contredits depuis le début des discussions ayant abouti le 17 juin à la signature d'un protocole d'accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, avec des négociations se matérialisant subitement alors que la situation semblait dans l'impasse.

À lire aussi «Les Américains ont inventé le mode d’emploi de la guerre économique, et l’Iran l’a retourné contre eux, avec succès»

Ormuz, le nœud gordien

Un diplomate au fait des pourparlers a déclaré à l'AFP que des «équipes techniques» américaines et iraniennes devaient se rencontrer pour parler de «la mise en œuvre du protocole d'accord» conclu entre les deux pays. «Les canaux de communication pour désamorcer les incidents sont opérationnels», a-t-il ajouté. Si la signature du pacte entre Washington et Téhéran a permis de réduire l'intensité du conflit, d'importantes tensions existent autour de la gestion du stratégique détroit d'Ormuz, où le trafic a ralenti ce week-end après deux attaques de navires.

Au total, 29 bateaux transportant des matières premières ont franchi le détroit samedi et 12 dimanche, selon les données de la société de suivi maritime Kpler, un chiffre en net recul par rapport aux jours précédents. L'Iran répète depuis des semaines vouloir imposer un droit de passage sous une forme ou une autre, une mesure jugée inacceptable par les États-Unis. Depuis la levée du blocus ayant suivi le protocole d'accord avec les États-Unis, l'Iran a exporté «plus de 40 millions de barils de pétrole», a déclaré le chef de l'équipe de négociation Mohammad Bagher Ghalibaf lors d'une interview diffusée mardi soir à la télévision d'État.

En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, «nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole», a-t-il observé. Reflétant les incertitudes sur les discussions entre les États-Unis et l'Iran, le prix du brut progressait mercredi. Vers 01h50 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, montait de 0,32% à 73,18 dollars.

L'Iran prêt pour le dialogue et la guerre

Accusant Téhéran d'avoir ciblé deux navires la semaine dernière, les États-Unis ont annoncé dimanche avoir bombardé le pays en retour. En réponse, l'Iran a ciblé deux de ses voisins du Golfe, le Koweït et Bahreïn. La situation semble depuis s'être apaisée sur le plan militaire, même si le chef de l'équipe de négociation iranienne Mohammad Bagher Ghalibaf a encore répété que l'Iran se tenait prêt pour «la guerre» - tout en privilégiant «le dialogue».

Au Liban, que Téhéran avait exigé d'inclure dans les pourparlers avec les États-Unis, Israël a poursuivi ses frappes ces derniers jours, malgré la signature vendredi à Washington d'un accord-cadre pour une «paix durable». L'accord-cadre prévoit notamment qu'Israël continue d'occuper le sud du Liban, comme depuis le début de cette nouvelle guerre contre le Hezbollah, jusqu'à ce que le mouvement chiite soutenu par l'Iran rende les armes - ce qu'il refuse de faire.

Une exigence de longue date, que le gouvernement libanais peine à mettre en œuvre malgré la pression des États-Unis. Le Liban a été entraîné dans le conflit le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le nord d'Israël en soutien à l'Iran, visé par l'offensive américano-israélienne. Israël a riposté en jurant d'»éliminer" le mouvement, et déployé ses troupes dans le sud. Ses frappes ont depuis fait plus de 4.200 morts, selon Beyrouth.

Preguntas abiertas

  • Les négociations aboutiront-elles à un accord ?
  • Y aura-t-il des rencontres directes entre les parties américaine et iranienne ?

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This article was originally published by Le Figaro Actualités.

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