La politique «Tokyo Cool Biz» de Yuriko Koike suscite la controverse sur les shorts et les poils de jambes
En resumen
- La gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, a lancé le «Tokyo Cool Biz» encourageant les fonctionnaires masculins à porter des shorts pour réduire la climatisation.
- Cette mesure a déclenché une controverse au Japon, des internautes, notamment des femmes, exprimant leur dégoût face aux poils de jambes masculins et jugeant la politique injuste.
Resumen generado por IA
Por qué importa
La gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, a étendu la campagne nationale «Cool Biz» de 2005, invitant les fonctionnaires à adopter des tenues décontractées, y compris des shorts, pour réduire l'utilisation de la climatisation.
«Les poils de jambes qui dépassent du short, franchement, c’est dégoûtant». Ce commentaire d’une internaute japonaise, relayé par la presse locale, est symptomatique de la controverse qui secoue actuellement le pays du Soleil levant. Depuis le mois d’avril, la gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, a lancé le «Tokyo Cool Biz». Soit une version étendue de la campagne nationale d’économies d’énergie «Cool Biz», créée en 2005, invitant les fonctionnaires à troquer par temps chaud leur costume-cravate contre une tenue plus décontractée, afin de réduire l’utilisation de la climatisation dans les bureaux.
«Nous encourageons une tenue décontractée qui privilégie le confort, notamment les polos, les t-shirts et les baskets, et – selon les responsabilités professionnelles – les shorts», avait déclaré Yuriko Koike aux journalistes en avril dernier. Alors que le Japon connaît cette semaine ses premiers jours de «kokushobi» - un nouveau terme créé par l’Agence météorologique japonaise pouvant se traduire par «journée cruellement chaude» et décrivant des journées où le mercure dépasse les 40°C -, de nombreux hommes sont arrivés au travail en short à Tokyo.
Selon la BBC, si certains apprécient cet assouplissement, d’autres, du côté de la gent féminine, trouvent cette politique injuste envers les femmes. En effet, celles-ci doivent toujours porter des collants dès lors que leur tenue dévoile leurs jambes. Certaines se disent même gênées. Elles parlent de «sunehara», ou «harcèlement aux poils de jambes», selon le terme forgé en ligne, pour décrire le malaise de devoir contempler la pilosité de leurs collègues masculins.
«Ils n’ont pas honte ? C’est sale»
Le magazine japonais Aera a documenté la déferlante de réactions sur les réseaux sociaux. Parmi les commentaires les plus virulents, certaines internautes estiment que «si c’est un homme d’âge mûr, quoi qu’il fasse, c’est non», tandis que d’autres jugent que «le short, c’est aller trop loin dans le Cool Biz». Plusieurs messages expriment un rejet frontal : «les shorts portés par les hommes d’âge mûr provoquent un sentiment de malaise», peut-on lire, ou encore : «que des fonctionnaires portent un short en laissant voir leurs poils de tibia, est-ce vraiment approprié ?».
L’un des commentaires les plus acerbes s’interroge même : «Les hommes d’âge mûr en short avec des poils de tibia en broussaille, ils n’ont pas honte ? C’est sale». À l’inverse, certaines internautes prennent le contre-pied de ces critiques, allant jusqu’à écrire que «ce serait encore plus glauque si les hommes d’âge mûr avaient les tibias complètement épilés».
Preguntas abiertas
- Comment le gouvernement de Tokyo réagira-t-il à la controverse ?
- La politique sera-t-elle modifiée ou retirée ?
- Les normes vestimentaires évolueront-elles au Japon ?




