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La tokenisation explosera-t-elle sur le réseau ETH ?
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La tokenisation explosera-t-elle sur le réseau ETH ?

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Yayıncı
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La tokenisation explosera-t-elle sur le réseau ETH ?

La blockchain Ethereum (ETH) a grandement popularisé les smart contracts (les contrats intelligents) et s’est imposée comme la place forte de la DeFi (la finance décentralisée). Malgré la concurrence d’autres réseaux blockchains sur la tokenisation RWA des actifs du monde réel, Ethereum reste le terrain de jeu privilégié des institutionnels qui veulent tokeniser leurs actifs. Un marché qui pourrait potentiellement se chiffrer en milliers de milliards de dollars selon certains experts.

Ethereum, toujours leader des smart contracts et de la DeFi

Dans une analyse détaillée récemment publiée sur X, Lucas (@0x_Lucas), analyste et contributeur Ethereum, nous détaille quelques raisons d’espérer un retour en grâce du prince des altcoins, même si les cours de l’ETH nous semblent pour l’instant d’une morosité sans fin.

Déjà, premier élément : si les concurrents se multiplient, Ethereum tient toujours la corde en termes d’activités on-chain. En effet, le réseau ETH concentre encore près de 60% de l’activité sur les smart contracts, tous écosystèmes confondus. Et côté DeFi, les données de DefiLlama lui attribuent environ 55% de la TVL (total value locked), la valeur totale verrouillée dans les protocoles de la finance décentralisée.

D’autre part, une majorité des grands projets de tokenisation d’actifs du monde réel (RWA, pour Real World Assets) choisissent Ethereum comme socle technique. La grande banque Goldman Sachs a par exemple déployé sa plateforme GS DAP sur le réseau ETH pour émettre des obligations tokenisées. BlackRock, Franklin Templeton ou JPMorgan suivent la même logique pour leurs fonds monétaires on-chain, à l’image du fonds BUIDL qui pèse déjà plusieurs milliards de dollars.

La tokenisation RWA : un marché de 700 000 milliards de dollars ?

Le chiffre donne le vertige, mais il faut le décortiquer. Les 700 000 milliards de dollars évoqués par Lucas dans son post sur X correspondent à la valeur cumulée des actifs mondiaux théoriquement tokenisables : actions, obligations, immobilier, matières premières, art… La part qui basculera réellement on-chain à court terme est évidemment plus modeste.

Une étude souvent citée du Boston Consulting Group anticipent un marché de la tokenisation RWA de 16 000 milliards de dollars d’actifs tokenisés d’ici 2030, alors que les analystes de la banque Citi tablent sur 5 000 milliards de dollars d’ici 2030 également. Des volumes déjà considérables si on les compare aux 31 milliards de dollars actuels d’actifs tokenisés (voir graphique ci-dessous).

Les arguments économiques d’une telle explosion sont connus : liquidité accrue sur des actifs traditionnellement illiquides, transparence native, règlement-livraison quasi instantané, frais de transaction réduits, et accès simplifié à des marchés jusque-là réservés à une poignée d’acteurs. Autant de raisons qui poussent les départements innovation des grandes banques à se positionner sur Ethereum plutôt que sur des blockchains plus jeunes, dont la sécurité et la décentralisation restent à prouver dans la durée.

This article was originally published by Journal du Coin.

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