Le Centre présidentiel Obama ouvre ses portes à Chicago le 19 juin
Après plus d’une décennie de planification et de construction, le Centre présidentiel Obama à Chicago, dans l’Illinois, s’apprête à ouvrir officiellement ses portes le 19 juin prochain. La veille, il sera inauguré par l’ancien président démocrate lui-même. Les premiers visiteurs seront alors accueillis par une statue du couple présidentiel, légèrement plus grande que nature, les montrant en train de saluer.
Situé à Jackson Park, dans le sud de Chicago, le centre, dont la construction a coûté plus de 850 millions de dollars, combine des espaces culturels, éducatifs et communautaires, notamment un musée, un forum public, une bibliothèque et un espace de loisirs destiné aux jeunes et conçu pour encourager la participation civique.
Le bâtiment est le dernier en date, et peut-être le plus audacieux, de ce genre de monuments que les dirigeants américains se font ériger après avoir quitté leurs fonctions.
Ce campus grand de 7,8 hectares rend hommage à la vie et à l’héritage de l’ancien président américain Barack Obama. Sa pièce maîtresse : un obélisque en granit de 69 mètres quasiment sans fenêtres, qui abrite le musée consacré au premier président noir des États-Unis.
À l’intérieur de celle-ci, les visiteurs pourront découvrir le parcours de Barack Obama, de sa naissance jusqu’à ses derniers jours au Bureau ovale, tout en dégustant un «Obama Burger» pour 15,50 dollars.
Tout en haut de la spectaculaire «Sky Room», avec vue sur Chicago, les visiteurs pourront littéralement regarder à travers les mots du discours, qu’Obama a prononcé en 2015 à Selma, en Alabama, berceau du mouvement des droits civiques. Le campus comprend également plusieurs espaces destinés à la communauté, notamment un jardin public et une aire de jeux.
«C’est un architecte frustré»
Les responsables du Centre présidentiel Obama ont fait valoir que le monument reflète les messages essentiels de sa présidence (2010-2018). «C’est un berceau permanent de l’espoir», a assuré Valerie Jarrett, directrice générale de la Fondation Obama et ex-proche conseillère à la Maison Blanche d’Obama.
L’ancien président a été très impliqué dans la conception, «parfois même trop», selon Valérie Jarrett. «C’est un architecte frustré, d’une certaine façon, et il avait beaucoup de choses à dire sur la manière dont le bâtiment était conçu».
Et qu’importe si le complexe s’élève sur ce qui était auparavant un vaste espace vert, provoquant la protestation de certains habitants. Pour la Fondation, il se devait de s’ériger au cœur de la communauté.
Le premier étage présente des objets de la jeunesse du président, dont un moulage de l’empreinte de sa main. Le deuxième revient sur sa victoire à l’élection de 2008, le troisième célèbre les réalisations de sa présidence.





