Última hora
RUТрамп распорядился приспустить флаги в США в связи со смертью сенатора Линдси ГрэмаRUГутерреш предупредил о катастрофических последствиях при возобновлении боевых действий между США и ИраномTRKardeş dehşeti: Ağabeyini pompalı tüfekle vurarak öldürdüSESMHI varnar för stor brandrisk i stora delar av SverigeBREx-prefeito de Formigueiro é morto a tiros no interior do municípioRUВ Севастополе снизили лимит потребляемой электроэнергии из-за аварииITFinale di Wimbledon: Sinner-Zverev 2-1 (6-7, 7-6, 6-3) 5-4 nel quarto set DIRETTADEJunger Mann ertrinkt in WuppertalsperreARمحكمة سودانية تصدر حكماً بالإعدام على حميدتي وآخرين بتهمة ارتكاب جرائم حرب وإبادة جماعيةAUAustralia's Position in the Global AI Race: A Spectator in the CageRUТрамп распорядился приспустить флаги в США в связи со смертью сенатора Линдси ГрэмаRUГутерреш предупредил о катастрофических последствиях при возобновлении боевых действий между США и ИраномTRKardeş dehşeti: Ağabeyini pompalı tüfekle vurarak öldürdüSESMHI varnar för stor brandrisk i stora delar av SverigeBREx-prefeito de Formigueiro é morto a tiros no interior do municípioRUВ Севастополе снизили лимит потребляемой электроэнергии из-за аварииITFinale di Wimbledon: Sinner-Zverev 2-1 (6-7, 7-6, 6-3) 5-4 nel quarto set DIRETTADEJunger Mann ertrinkt in WuppertalsperreARمحكمة سودانية تصدر حكماً بالإعدام على حميدتي وآخرين بتهمة ارتكاب جرائم حرب وإبادة جماعيةAUAustralia's Position in the Global AI Race: A Spectator in the Cage
Newsgather
BackLes Eléphants dans la brume : premier film népalais à Cannes, prix du jury
Les Eléphants dans la brume : premier film népalais à Cannes, prix du jury
Cultura
France Info23.05.2026Cultura4 dk okumaFrance

Les Eléphants dans la brume : premier film népalais à Cannes, prix du jury

En resumen

  • Le film népalais "Les Eléphants dans la brume" a remporté le prix du jury à Cannes dans la sélection Un certain regard.
  • Réalisé par Abinash Bikram Shah, il explore la vie des femmes transgenres Kinnar.

Resumen generado por IA

Por qué importa

"Les Eléphants dans la brume" est le premier film népalais en compétition à Cannes dans la sélection Un certain regard. Il a reçu le prix du jury. Le film explore la vie des femmes transgenres Kinnar au Népal, une communauté matriarcale qui vit en marge de la société mais est aussi vue comme protectrice spirituelle.

Tamaño de fuente

Présenté le mercredi 20 mai, Les Eléphants dans la brume est le premier film népalais à concourir à Cannes dans la sélection Un certain regard, où il a reçu le prix du jury. Une reconnaissance pour ce petit pays d'environ 30 millions d'habitants. Enclavé entre l'Inde et le Tibet, le Népal abrite une soixantaine d'ethnies différentes et concentre les sommets les plus élevés de la chaîne de l'Himalaya, dont le mythique Everest.

Avant la projection, l'équipe du film est arrivée en chantant à la traditionnelle séance photo autour du réalisateur Abinash Bikram Shah. L'un des comédiens principaux portait une magnifique veste noire brodée de fleurs et d'éléphants. Deux actrices se sont même mises à danser, applaudies par les photographes, ajoutant un peu de vie et de joie à ce protocole parfois guindé. Le maître des horloges, en veste rose, n'a pas tardé à les remettre dans le rang – il a un timing à respecter – mais la petite chorale improvisée a continué à chanter.

"Tu as croisé des éléphants ou quoi ?" Au début du film (voir l'extrait ci-dessous), l'espiègle Apsara (Aliz Ghimire) tente vainement de ralentir la marche de Pirati (Pushpa Thing Lama) qui traverse d'un pas décidé une jungle épaisse. Elles vivent dans un village situé en lisière d'une forêt dangereuse, peuplée d'éléphants d'Asie. Des patrouilles s'organisent chaque nuit pour effrayer ces animaux et les tenir à distance. Un superbe paysage népalais, à la fois paisible et inquiétant, annonce un dépaysement total. Il ne sera pas celui qu'on avait imaginé en allant voir ce film, attirés par son titre énigmatique. Ses héros ne sont pas les éléphants mais des Népalaises transgenres appartenant à la communauté matriarcale Kinnar.

Dans une lettre adressée au festival, le réalisateur Abinash Bikram Shah, déjà récompensé à Cannes en 2022 pour un court-métrage, confie qu'il a "toujours été touché par la résilience des membres de la communauté Kinnar et leur notion de la famille qu'on se choisit, ce lien de parenté qui n'est pas un lien du sang, mais celui d'un besoin, d'une attention, d'un amour en partage." Il raconte avoir eu l'idée de ce film en scrollant sur TikTok pendant le confinement. "Je suis tombé sur des vidéos où l'on voyait des femmes Kinnar s'amuser, être heureuses, écrit le cinéaste. Ce qui m'a frappé, c'est le contraste saisissant entre ces petits clips pleins de vie et la méchanceté des commentaires. Mais ça ne les empêchait pas de continuer à vivre sans se cacher."

L'héroïne du film Les Eléphants dans la brume, Pirati, est une femme transgenre que le gourou de la communauté Kinnar a intronisée "mère de foyer". Active et volontaire, appréciée des habitants du village, elle veille sur ses trois filles adoptives, qui se chamaillent en permanence comme de vraies sœurs. La plus fragile, Apsara a connu les affres de la prostitution, comme de nombreux transsexuels du pays. Ces femmes se sont construit une famille, un cocon protecteur. Elles vivent en harmonie avec les villageois et participent aux battues nocturnes en forêt pour effrayer les éléphants.

L'amour va chambouler ce bel équilibre. Pirati tombe amoureuse d'un homme et projette de s'enfuir avec lui à Delhi. Apsara, la plus fragile de ses filles, le découvre. La jeune femme est terrifiée à l'idée de se retrouver sans sa mère. Peu de temps après, elle disparaît inexplicablement. Rongée par la culpabilité, Pirati se lance dans une longue quête pour retrouver sa fille perdue. Le film se transforme alors en enquête policière. Une plongée dans les milieux interlopes de la société népalaise, parmi ses déclassés. La transphobie et l'exclusion ne vont pas tarder à resurgir.

Le film reflète parfaitement l'ambiguïté vis-à-vis des membres de cette communauté. Ces femmes transgenres sont souvent rejetées en marge de la société mais elles sont aussi au Népal des figures spirituelles protectrices dont on cherche à s'attirer les bonnes grâces. Les femmes kinnar sont conviées à des mariages pour apporter leur bénédiction et chanter, comme elles l'ont fait devant les photographes du Festival de Cannes. "J'ai vu dans cette tension entre rejet et dépendance, quelque chose de profondément humain, poursuit Abinash Bikram Shah. Il arrive trop souvent qu'on les caricature ou qu'on les prenne en pitié. Je voulais en donner un regard plus vrai, les montrer dans toutes leurs contradictions, leur gentillesse et leur dignité."

Pour le casting, le réalisateur népalais a fait appel à des acteurs issus de ces communautés matriarcales. "Cela confère une présence qu'on ne peut pas fabriquer", estime-t-il, se disant "profondément marqué par l'aventure". Ce cinéaste a pour modèles des artistes attentifs aux vies ordinaires notamment le réalisateur indien Satyajit Ray, le Taïwanais Hou Hsiao-hsien, et la photographe Nan Goldin, à découvrir jusqu'au 26 juin au Grand Palais à Paris dans une riche exposition.

Quelle est notre place et que faut-il sacrifier pour devenir nous-mêmes ? Ce sont les questions essentielles posées dans ce film intense à l'univers parfois surréaliste. Le réalisateur espère que "cette histoire dissipera ne serait-ce qu'un peu du brouillard de nos préjugés". Comme la brume s'évapore sur les éléphants.

La fiche

Preguntas abiertas

  • Quelles sont les circonstances exactes de la disparition d'Apsara ?
  • Comment Pirati réagit-elle à la transphobie et à l'exclusion rencontrées lors de sa quête ?
  • Quelle est la réaction de la communauté Kinnar et des villageois à la décision de Pirati de quitter le village ?

Temas relacionados

This article was originally published by France Info.

Noticias relacionadas

Más sobre este temacinéma