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Luis Enrique : « Je suis heureux de la mentalité et de la résilience dont nous avons fait preuve »
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Le Figaro Actualités·16.05.2026·🇫🇷France·Deportes

Luis Enrique : « Je suis heureux de la mentalité et de la résilience dont nous avons fait preuve »

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Ce qui le rend le plus fier au cours de cette saison aussi particulière : «Une saison particulière ? J’en ai souvent parlé. C’est vrai. Ça a été particulier. Je suis heureux de la mentalité et de la résilience dont nous avons fait preuve tout au long de la saison. Lens a fait un très bon boulot et gagné beaucoup de matchs. Ça a fait la différence pour moi.»

La saison de Bradley Barcola : «Ce n’est pas le moment de faire des évaluations individuelles. Notre équipe est concentrée sur le dernier match (dimanche à Jean-Bouin contre le Paris FC lors de la 34e journée de Ligue 1 , NDLR). Un match de Ligue 1 qui est utile pour préparer la finale de Ligue des champions (le 30 mai contre Arsenal) . Combien de fois un joueur a l’occasion de jouer une finale de Ligue des champions ? Moi, je n’en ai jamais joué pendant ma carrière de joueur. C’est le moment de rester concentré et de préparer le match de demain, les entraînements des deux prochaines semaines afin d’arriver dans les meilleures conditions à la finale de Ligue des champions. C’est la seule chose importante pour moi et les joueurs.»

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La situation de Lucas Chevalier : «Demain, ce sera un vrai test pour voir ce qu’on aime et ce qu’on cherche en tant qu’équipe. Si on a montré qu’on est une vraie équipe tout le temps, c’est parce que les situations individuelles ne sont pas plus importantes que celle de l’équipe. Et en ce moment, il n’y a aucun sujet individuel qui soit plus important que la situation de l’équipe. Il reste deux matchs. Le premier pour préparer la finale de Ligue des champions, ce sera demain. Et la finale. C’est notre objectif. On reste concentrés sur ça.»

L’objectif est d’arriver dans les meilleures conditions techniques et physiques à la finale de Ligue des champions.

Luis Enrique

La préparation de la finale : «La première chose à faire, c’est de s’habituer au calendrier. On ne joue pas la finale de la Coupe de France (elle opposera Lens à Nice le 22 mai, NDLR). Il faut préparer les deux prochaines semaines. On aura le temps de faire des entraînements tactiques pour parler des aspects offensifs et défensifs. L’objectif est d’arriver dans les meilleures conditions techniques et physiques à la finale.»

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Un favori pour la finale de Ligue des champions : «Normalement, c’est impossible d’avoir un favori en finale. Si tu analyses chaque finale, normalement, il n’y a pas de favori.»

Changer les habitudes ou pas en vue de la finale : «Ça dépend… Ça dépend de ce qu’on pense que l’équipe a besoin. Si l’équipe a besoin de changer des choses, on change tout. Si l’équipe a besoin de répéter les choses qu’elle fait bien… Il n’y a pas une seule manière pour arriver en finale, ça dépend des blessures, de la condition de chaque joueur, des performances de chaque joueur à l’entraînement… Je suis toujours ouvert à ce qui se passe à l’entraînement et je profite des séances pour voir si un joueur est à 100% à l’entraînement alors qu’il ne joue pas en match. Pour moi, l’entraînement, c’est comme un match. Et après, tu dois aussi montrer en match… Mais il n’y a pas qu’un chemin. Je suis toujours ouvert à changer ce que je pense qu’il faut changer. Mais changer pour changer, ce n’est pas l’objectif non plus… Je suis ouvert à tout. Je n’ai aucun problème à changer des choses. Il n’est jamais question de hasard dans mon travail.»

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Le derby contre le Paris FC, à quelques mètres seulement du Parc des Princes : «C’est très spécial. Je me souviens d’avoir vu ce stade lorsque j’étais venu jouer contre le PSG avec le Barça (en 2017). C’est spécial mais c’est merveilleux pour nous. C’est différent. On est très contents de jouer le dernier match à l’extérieur mais à Paris, à la maison. C’est un voyage de moins à faire. C’est spécial pour les deux équipes. Le Paris FC a montré sa capacité à rester en Ligue 1. C’est positif pour l’avenir de l’équipe mais aussi pour nous car c’est toujours spécial de jouer un derby. Il faut préparer le match. Pour les deux équipes, et à l’image du dernier match contre Lens (victoire 2-0 mercredi dernier à Bollaert) , c’est une opportunité de montrer leur niveau, une fête pour montrer comment on joue au football. Après, il y a la célébration. C’est important de préparer la finale du 30 mai.»

Quel que soit le pays ou le championnat, il y a toujours des problèmes quand tu dois célébrer. Il y a des gens un peu agacés, énervés…

Luis Enrique

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La célébration du titre… avant le coup d’envoi : «Normalement, il y a toujours des problèmes… Quel que soit le pays ou le championnat, il y a toujours des problèmes quand tu dois célébrer. Il y a des gens un peu agacés, énervés… C’est comme ça. J’ai déjà célébré le titre de champion de France il y a deux semaines. On est champions et c’est le plus important. Le reste, savoir quel jour on nous donne le trophée, ça ne m’intéresse pas.»

Une équipe en Ligue 1 et une autre en Ligue des champions cette saison : «Si cette saison a été particulière, c’est justement pour cette raison. Je ne pouvais pas non plus faire les entraînements comme d’habitude. À certains moments, on ne pouvait pas faire de turnover, on ne pouvait pas décider en fonction de l’importance des matchs en C1 ou en L1… On a été tout le temps avec beaucoup de blessés et ça a été difficile pour cela. En même temps, ça a permis de montrer le niveau des joueurs qui jouent moins. On a montré notre capacité à gérer les deux compétitions, ou les trois (avec la Coupe de France). Malheureusement, on a été éliminés par le Paris FC en Coupe de France (défaite 0-1 en 16es de finale, au Parc des Princes , NDLR). Ce n’était pas ce qu’on voulait mais à la fin, je pense que ça a été positif. On a eu ce moment de difficulté et on avait une compétition de moins à jouer.»

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S’il a déjà son 11 pour Arsenal en tête : «Ce qu’on cherche à faire sur le dernier match. Il y a encore beaucoup de joueurs qui ne joueront pas (Willian Pacho, Nuno Mendes, Quentin Ndjantou, Achraf Hakimi et Lucas Chevalier , NDLR). On veut donner la charge de minutes adéquate pour arriver au 30 mai. C’est le plus important. Après, quels soient les joueurs alignés sur le terrain, on veut être performants, c’est notre manière de voir les choses et on cherchera à gagner avec la même ambition qu’au premier match de la saison.»

Toujours prêt : «C’est la génétique (sourire). Moi et tous les membres du staff, on a ce gène qui nous pousse à être compétitifs dans toutes les compétitions. Si vous étiez venu à Gijon, où j’ai passé l’été, et que vous m’aviez vu à la plage, j’étais compétitif aussi. Quand je joue avec mes enfants, je suis compétitif. C’est génétique, ce n’est pas un effort pour moi et les membres du staff, pour Luis Campos aussi. C’est important de savoir cela. Je suis motivé tout le temps, je n’ai pas besoin de faire d’effort en plus. Ça aide à préparer tous les matchs, je me réveille en étant prêt. Pour certaines choses, je dois faire des efforts, mais pour ça, je suis toujours prêt.»

La différence entre l’approche de la finale de C1 l’an dernier et cette année : «La première a été incroyable, inoubliable. Mais dans ce moment, et c’est en raison du gène compétitif dont je parlais à l’instant, je ne me souviens pas de la première, c’est l’histoire et je ne suis pas intéressé par l’histoire. Je suis intéressé par l’idée de gagner la deuxième. C’est ça, écrire l’histoire. La première n’a plus de valeur. La deuxième, c’est ça qui est important. C’est ce qu’on veut gagner. Pour être honnête, et je cherche toujours à l’être, on n’a pas parlé de la Ligue des champions en profondeur avec les joueurs. Il reste encore deux semaines. On a parlé de ce qui est important pour demain, et du fait que la meilleure manière de préparer la finale est de jouer avec intensité demain. Après, bien sûr qu’il y aura des moments pour parler et réfléchir à ce qui est important pour préparer la finale. Comme d’habitude, ça se jouera sur les détails, comme face à Monaco, Liverpool, Chelsea ou le Bayern. Des détails clés dans le match. En finale de Ligue des champions, il faut que chaque joueur puisse valoriser le bonheur d’être là. Quand tu réalises que tu as de la chance de jouer une finale de C1, le reste devient plus facile.»

Il faut rester concentrés sur les choses qu’on peut contrôler.

Luis Enrique

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Ce qu’il a ressenti après la C1 l’an dernier : «Si je suis honnête, je ne me souviens de rien. Si tu penses au passé, tu es distrait. Et je ne veux pas être distrait. Je suis pleinement convaincu qu’on peut gagner la deuxième Ligue des champions. C’est ma motivation et celle de l’équipe. C’est pour cela qu’on prépare le match de demain comme on le fait. Si tu restes sur le passé, tu peux être distrait. Et je ne veux aucun joueur distrait. Je veux tout le monde prêt et les supporters aussi. Je sais qu’ils seront là parce qu’ils sont toujours là, à domicile ou à l’extérieur. On veut être à ce niveau. Pour cela, il faut rester concentré sur les choses qu’on peut dominer. Ce qu’on peut contrôler, c’est le match de demain.»

Propos recueillis en conférence de presse

This article was originally published by Le Figaro Actualités.

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