Malaise d'enseignants face à des prières islamiques pendant les cours
Peut-on accepter que des élèves « suivent des cours de l’École de la République avec des psalmodies d’une religion en fond sonore, pendant environ une heure trente »? C’est une longue lettre exprimant leur « malaise, pour ne pas dire plus », que le maire de Bry-sur-Marne, Charles Aslangul, a reçue la semaine dernière, de la part de professeurs d’un établissement scolaire de sa ville.
Le 27 mai, jour du début de l’Aïd el-Kébir, fête majeure de l’islam, nombre de citoyens, dans plusieurs villes de France, se sont plaints, sur les réseaux sociaux ou en mairie, d’avoir été dérangés par des appels à la prière diffusés par haut-parleurs.
« Le problème n’est pas la liberté de culte, qui est garantie, mais la transformation progressive de pratiques religieuses en marqueurs territoriaux et politiques, analyse l’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler*. Les maires se trouvent aujourd’hui en première ligne face à une pression croissante : prières de rue, appels à la prière, occupations…





