Plus d'un million de Franciliens menacés par une crue majeure, selon une étude
En resumen
- Une étude de l'Institut Paris Region révèle que plus d'un million de Franciliens vivent dans des zones menacées par une crue majeure, affectant près de 555 000 logements.
- Paris et sa proche banlieue concentrent 70% des personnes exposées.
Resumen generado por IA
Cela représente plus de 8% de la population d'Ile-de-France. Plus d'un million de Franciliens vivent dans des zones directement menacées par une crue majeure, révèle une étude de l'Institut Paris Region (IPR) parue lundi 1er juin. Près de 555 000 logements de la région, très majoritairement collectifs, sont exposés aux risques d'inondations par débordement, essentiellement le long de la Seine et de la Marne, dont les crues se caractérisent par une lente montée des eaux.
Paris et sa proche banlieue concentrent plus de 70% de la population potentiellement exposée aux inondations majeures : le XVe arrondissement, notamment le quartier de Beaugrenelle, compte le plus grand nombre de personnes exposées (près de 70 000). Alfortvilleest proportionnellement la commune la plus exposée (environ 45 000) de la région, suivie par Asnières-sur-Seine, Gennevilliers, Colombes et Créteil.
Si les logements situés au rez-de-chaussée sont les plus exposés à la montée des eaux, les habitants des étages plus élevés doivent "aussi se sentir concernés, car si leurs biens ne sont pas directement impactés, ils subiront d'autres conséquences", comme une coupure d'électricité, souligne le géographe urbaniste Ludovic Faytre, auteur de l'étude, auprès de l'AFP.
Plus de 100 000 logements construits en zone inondable
Depuis la mise en œuvre, au début des années 2000, des premiers plans de prévention des risques inondations (PPRi) en Ile-de-France, plus de 100 000 logements ont été construits en zones inondables. "Ces plans ont été extrêmement efficaces pour éviter l'extension de l'urbanisation dans les zones à risques. Ils ont un peu moins bien maîtrisé la densification", a relevé Ludovic Faytre. Dans un contexte de forte demande de logements et de rareté des espaces disponibles, la requalification de nombreux territoires passe notamment par la mutation d'anciens sites industriels construits le long de la voie d'eau, pointe l'étude.
La dernière crue de la Seine, en 2016, avait surtout eu des impacts sur la vallée du Loing, l'un des principaux affluents du fleuve. Lors de la crue de la Seine de janvier 1910, où les hauteurs d'eau de submersion avaient été supérieures à un mètre, de nombreuses communes et quartiers étaient restés sous les eaux pendant plusieurs semaines, rappelle l'étude. Selon des projections de l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur) restituées dans l'Atlas de la Métropole du Grand Paris, le retour d'une crue analogue à celle de 1910 au sein du périmètre métropolitain, inonderait 600 000 personnes, laisserait cinq millions de personnes sans eau potable et un million sans électricité.





